Question écrite n° 25331 :
taxe professionnelle

11e Législature

Question de : M. Denis Jacquat
Moselle (2e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Denis Jacquat appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la réforme de la taxe professionnelle. En effet, de nombreux professionnels libéraux soulignent que la taxe professionnelle dont ils s'acquittent n'est pas calculée sur la base des salaires qu'ils versent à leur personnel, mais est calculée en fonction de leurs recettes. Aucune mesure n'étant proposée pour alléger la taxe sur les salaires dont ils s'acquittent, les professionnels libéraux sont donc totalement exclus des mesures adoptées « au nom de l'emploi », alors qu'ils sont pourtant des employeurs à part entière. Il le remercie de bien vouloir lui faire connaître ses intentions pour assurer davantage d'équité en la matière.

Réponse publiée le 7 juin 1999

Les règles particulières d'assujetissement à la taxe professionnelle des redevables titulaires de bénéfices non commerciaux, des agents d'affaires et des intermédiaires de commerce employant moins de cinq salariés ont été fixées par le législateur, lors de l'instauration de cette taxe en 1975. Il a été considéré en effet, dès l'origine, que l'imposition dans les conditions de droit commun en permettrait pas de prendre en compte la capacité contributive de ces redevables qui, par ailleurs, ne sont pas imposés sur la valeur locative des équipements et biens mobiliers dont ils disposent. S'agissant de la réforme de la taxe professionnelle, celle-ci s'inscrit dans un contexte de lutte renforcée pour l'emploi. Ainsi, la réforme a pour effet de réduire, puis de supprimer à terme, le poids que cette taxe fait directement peser sur le coût du travail en raison de son assiette salariale. Il n'est pas envisagé actuellement, compte tenu de la contrainte budgétaire et des objectifs poursuivis, d'étendre la réforme à d'autres éléments composant la base d'imposition de cette taxe. Par ailleurs, le Conseil constitutionnel, saisi sur la constitutionnalité de ces dispositions, a considéré qu'elles n'étaient pas de nature à créer une rupture d'égalité entre les contribuables.

Données clés

Auteur : M. Denis Jacquat

Type de question : Question écrite

Rubrique : Impôts locaux

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 15 février 1999
Réponse publiée le 7 juin 1999

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