Question écrite n° 266 :
traitements et salaires

11e Législature
Question signalée le 27 octobre 1997

Question de : M. Pierre Cardo
Yvelines (7e circonscription) - Union pour la démocratie française

La loi de finances pour 1997 a décidé de la suppression progressive des abattements spécifiques d'un certain nombre de professions. Cette mesure concerne un certain nombre de professionnels qui sont appelés à exercer leur métier pour tout ou partie à l'étranger, comme le personnel navigant commercial. S'il est toujours possible pour les contribuables d'opter pour le régime des frais réels, M. Pierre Cardo appelle cependant l'attention de M. le secrétaire d'Etat au budget sur les difficultés que cette option comporte. Outre la charge supplémentaire pour les services fiscaux qui seront amenés à vérifier l'exactitude des dépenses et de la déclaration, les litiges inévitables qui pourront naître, se pose le problème de la prise en compte, particulièrement complexe, de factures établies en devises étrangères souvent fluctuantes, en devises ayant subi des dévaluations importantes comme ce fût le cas, par exemple, ces dernières années avec le franc CFA, voire en devises non convertibles. Il lui demande les mesures que le Gouvernement entend prendre pour éviter ces problèmes et les moyens qu'il compte mettre en oeuvre pour prévenir les litiges éventuels.

Réponse publiée le 3 novembre 1997

L'Assemblée nationale a confirmé, lors de la première lecture du projet de loi de finances pour 1998, la suppression progressive, prévue par l'article 87 de la loi de finances pour 1997, des déductions supplémentaires pour frais professionnels, dont celle de 30 % dont bénéficient les personnels navigants de l'aviation marchande. Cela étant, lorsque le montant des frais professionnels qu'ils exposent excède la déduction forfaitaire de 10 %, ces contribuables ont la possibilité de déduire leurs frais professionnels pour leur montant réel et justifié. Lorsque ces frais sont exposés hors de France, leur montant exprimé en devises étrangères doit être converti en francs français. Cette contre-valeur doit, selon un principe général, être calculée au cours du change, à Paris, de ces monnaies le jour du paiement de la dépense. Il est toutefois admis que cette conversion s'effectue par référence à la moyenne des derniers cours connus au 1er janvier et au 31 décembre de l'année de la dépense concernée, cours qui font l'objet d'une publication annuelle au Bulletin officiel des impôts. Le choix pour cette méthode de calcul est indivisible et vaut pour toutes les dépenses effectuées à l'étranger au cours de l'année. Ces dispositions répondent aux préoccupations exprimées.

Données clés

Auteur : M. Pierre Cardo

Type de question : Question écrite

Rubrique : Impôt sur le revenu

Ministère interrogé : budget

Ministère répondant : économie

Signalement : Question signalée au Gouvernement le 27 octobre 1997

Dates :
Question publiée le 23 juin 1997
Réponse publiée le 3 novembre 1997

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