Question écrite n° 26765 :
chambres de commerce et d'industrie

11e Législature

Question de : M. Philippe Armand Martin
Marne (6e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Philippe Martin attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur l'évolution de l'imposition additionnelle à la taxe professionnelle (IATP) octroyée pour 1999 aux chambres de commerce et d'industrie. Figeant les ressources fiscales des CCI au niveau de 1998 et prévoyant une enveloppe nationale de 24 millions de francs, la circulaire relative à l'IATP contraint ces chambres consulaires à revoir leur budget qui a été voté, avant le 30 novembre 1998, par les assemblées générales. Décidée de manière unilatérale sans concertation préalable, cette évolution de l'IATP risque de conduire les CCI à ne plus répondre favorablement aux nombreuses sollicitations des services de l'Etat visant à mettre en oeuvre des actions nouvelles. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il compte modifier cette circulaire afin de favoriser les interventions des CCI au service des entreprises et du développement local.

Réponse publiée le 10 mai 1999

Plusieurs chambres de commerce et d'industrie (CCI) ainsi que des élus locaux interrogent les pouvoirs publics sur les conditions de fixation et d'évolution de l'imposition additionnelle à la taxe professionnelle (IATP) pour 1999. Il est effectivement souhaitable qu'à l'avenir l'évolution de l'IATP soit connue plus tôt afin de permettre aux CCI d'établir leur budget dans des conditions satisfaisantes. La progression de l'IATP pour 1999 a été limitée à 0,4 %. Le Gouvernement souhaite en effet ne pas augmenter la pression fiscale qui pèse sur les entreprises afin de favoriser la croissance et l'emploi. L'allègement de la taxe professionnelle décidé en 1999 a notamment concrétisé cette volonté. Le réseau consulaire a d'ailleurs indiqué qu'il partageait l'orientation gouvernementale de maîtrise des prélèvements opérés sur les entreprises. Les CCI doivent, comme l'ensemble des établissements publics de l'Etat, contribuer à la politique de stabilisation puis de réduction des prélèvements obligatoires. Or, l'IATP, qui représente 30 % du budget des CCI, a connu une évolution très rapide au cours des dernières années. Ainsi, de 1988 à 1998, l'IATP a augmenté en moyenne plus que le PIB en valeur : + 57,35 % contre + 48,14 %. Le poids du prélèvement obligatoire que constitue l'IATP s'est donc alourdi. Sur cette même période, l'IATP a connu une augmentation de 26 % en francs constants. Compte tenu des résultats de hausse des prix pour 1998 (+ 0,7 %) et des prévisions pour 1999 (autour de + 0,5 %), le pouvoir d'achat des CCI évolue positivement sur l'ensemble des deux exercices 1998 et 1999. Toute dépense nouvelle des CCI n'a pas vocation à être systématiquement couverte par de l'IATP supplémentaire. De surcroît, chaque année la plupart des CCI bénéficient d'économies au titre d'opérations antérieures et désormais soldées, qui permettent de redéployer des moyens sur des opérations nouvelles. Globalement, les CCI ont donc les moyens de conduire leurs missions en 1999 tout en contribuant à l'effort commun de maîtrise des prélèvements obligatoires.

Données clés

Auteur : M. Philippe Armand Martin

Type de question : Question écrite

Rubrique : Chambres consulaires

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 15 mars 1999
Réponse publiée le 10 mai 1999

partager