Question écrite n° 27116 :
avalanches

11e Législature

Question de : M. Claude Goasguen
Paris (14e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Claude Goasguen appelle l'attention de Mme la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement sur la prévention des risques naturels et notamment des avalanches. Il lui demande de lui préciser les mesures qui ont été prises pour prévenir ces risques et protéger les touristes de montagne depuis la tragique série d'accidents qui ont endeuillé les Alpes, de lui indiquer les motivations de l'Etat qui après avoir interdit le ski hors piste dans le département de Savoie, est revenu dès le lendemain sur cette décision, et plus particulièrement, de l'assurer que la pression des intérêts touristiques n'a pas été à l'origine de ce revirement.

Réponse publiée le 19 juillet 1999

La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement a pris connaissance, avec intérêt, de la question relative à la prévention des risques naturels et notamment des avalanches. Les mesures d'interdiction du ski hors piste auxquelles il est fait référence ont concerné le département de la Haute-Savoie et non celui de la Savoie mentionné dans la question. Le préfet de la Haute-Savoie a interdit du 14 au 17 février 1999 de façon limitée géographiquement sur la plupart du domaine enneigé du département (soit 100 communes environ), la pratique du ski et de la randonnée hors piste à partir des installations des remontées mécaniques. Dans deux communes et en accord avec les maires, cette interdiction a pu être limitée à certains couloirs dangereux, conformément à la théorie générale du pouvoir de police. Cette mesure a été prise dans une période de risque d'avalanche exceptionnel. Elle a été prolongée au-delà et adaptée aux circonstances par les maires des stations de sports d'hiver. De la sorte, aucun sportif n'a succombé aux glissements de plaque de neige lors de la pratique de ses loisirs en Haute-Savoie pendant la dernière saison d'hiver, contrairement à ce qui s'est passé dans des pays voisins ou dans certains autres départements alpins français. La sécurité générale des skieurs a donc été portée ainsi à un niveau plus élevé, ce qui paraît au demeurant favorable au développement de la fréquentation touristique. Il est à noter qu'il s'est agi en la circonstance non du risque naturel proprement dit (déclenchement spontané d'avalanches), mais du risque qui aurait pu être ajouté à ce dernier par l'action de sportifs imprudents ou mal informés.

Données clés

Auteur : M. Claude Goasguen

Type de question : Question écrite

Rubrique : Sécurité publique

Ministère interrogé : aménagement du territoire et environnement

Ministère répondant : aménagement du territoire et environnement

Dates :
Question publiée le 22 mars 1999
Réponse publiée le 19 juillet 1999

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