Question écrite n° 36379 :
sûreté de l'Etat

11e Législature
Question renouvelée le 21 février 2000

Question de : M. François Loncle
Eure (4e circonscription) - Socialiste

Le fils de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka enlevé à Parisen octobre 1965, a pris la décision de retourner au Maroc avec sa famille. Il estime qu'une page est tournée avec l'arrivée sur le trône de Mohammed IV, et il compte tout mettre en oeuvre pour que la vérité soit enfin faite sur l'affaire Ben Barka. La recherche de cette vérité nécessite en France la levée du secret défense. Trente-quatre ans après les faits, un juge d'instruction du tribunal de grande instance de Paris est toujours saisi de l'affaire. Pour ces raisons, M. François Loncle demande à Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, de bien vouloir veiller, avec son collègue de la défense, à ce que la procédure en cours de demande de levée du secret défense, et en premier lieu l'avis de la Commission consultative instituée par la loi du 8 juillet 1998, intervienne et aboutisse dans les plus brefs délais.

Réponse publiée le 13 mars 2000

la garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire que ses attentes relatives aux développements de la procédure d'information judiciaire suivie au tribunal de grande instance de Paris du chef d'homicide volontaire sur la personne de M. Mehdi Ben Barka revêtent désormais une réalité juridique. En effet, le magistrat instructeur saisi de cette procédure a accompli, le 27 octobre 1999, les diligences nécessaires afin que la commission consultative du secret de la défense, instituée par la loi du 8 juillet 1998, soit saisie. Cette commission a fait connaître à la fin du mois de décembre 1999 son avis favorable à la déclassification partielle de pièces couvertes par le secret défense. Dans le délai légal de quinze jours, soit le 6 janvier 2000, le ministre de la défense et le ministre de l'intérieur, suivant intégralement l'avis de la commission, ont ordonné la levée partielle du secret défense desdits documents, mettant ainsi en mesure le magistrat instructeur de poursuivre ses investigations à partir des pièces saisies dans le cadre de cette procédure judiciaire.

Données clés

Auteur : M. François Loncle

Type de question : Question écrite

Rubrique : Etat

Ministère interrogé : justice

Ministère répondant : justice

Renouvellement : Question renouvelée le 21 février 2000

Dates :
Question publiée le 25 octobre 1999
Réponse publiée le 13 mars 2000

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