pensions des invalides
Question de :
M. Jean-Claude Lenoir
Orne (2e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Jean-Claude Lenoir appelle à nouveau l'atrtention de M. le secrétaire d'Etat à la défense, chargé des anciens combattants, sur l'article L. 114 bis du code des pensions militaires d'invalidité. La valeur du point applicable aux pensions dépassant un certain plafond a été gelée entre 1991 et 1995. Cette mesure a eu pour effet de pénaliser les plus grands mutilés de guerre. Or, le rétablissement de l'indexation, à partir de 1995, n'a pas permis de rattraper le retard accumulé pendant la période de gel. C'est la raison pour laquelle les associations d'anciens combattants demandent que les pensions des grands invalides de guerre soient à nouveau calculées sur la valeur du point actuel. Bien que les contraintes budgétaires n'aient pas permis de faire droit à cette demande l'an dernier, le secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants reconnaissait que cette question faissait partie de ses priorités. Il souhaiterait donc savoir si le Gouvernement entend utiliser les marges de manoeuvre financières dégagées par la diminution du nombre de ressortissants du secrétariat d'Etat aux anciens combattants pour proccéder au rattrapage des pensions des très grands mutilés de guerre en 2000.
Réponse publiée le 13 mars 2000
Le secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants avait inscrit la question du plafonnement des pensions supérieures à 360 000 francs par an parmi ses priorités dans le cadre du budget pour l'année 2000. Ainsi, une mesure tendant à réduire l'écart entre la valeur du point de pension de droit commun et celles qui sont soumises à l'article L. 114 bis du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre a été inscrite à l'article 123 de la loi de finances pour 2000 mais la résorption intégrale de cet écart, d'un coût de 70 MF, ne peut être réalisée sur un seul exercice budgétaire, sauf à y consacrer l'intégralité de la marge de manoeuvre financière disponible. Un étalement de l'effort budgétaire nécessaire sur plusieurs exercices a été préféré, cette méthode ayant permis de satisfaire des revendications provenant d'autres catégories de ressortissants. Ainsi, contrairement à ce qu'invoque l'honorable parlementaire, les engagements ont bien été tenus dans le budget 2000. C'est la première étape du règlement de ce contentieux.
Auteur : M. Jean-Claude Lenoir
Type de question : Question écrite
Rubrique : Pensions militaires d'invalidité
Ministère interrogé : anciens combattants
Ministère répondant : anciens combattants
Dates :
Question publiée le 8 novembre 1999
Réponse publiée le 13 mars 2000