Comores
Question de :
M. Pierre Lequiller
Yvelines (4e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Pierre Lequiller attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur le peu de moyens mis à la disposition de l'enseignement du français dans l'archipel des Comores. En effet, il ressort de l'arrêté du 25 juin 1999 fixant la liste des établissements scolaires français à l'étranger (Journal officiel de la République française du 4 août 1999, page 11734) qu'il n'y a que deux établissements scolaires français aux Comores dont l'un est d'ailleurs provisoirement fermé : l'école française d'Anjouan de Mutsamudu et l'école française Henri-Matisse de Moroni. L'école française de Moroni ne dispense notre enseignement uniquement jusqu'en classe de seconde. Il s'étonne du peu de moyens scolaires mis par la France à la disposition des élèves français et comoriens dans l'archipel alors que nul ne peut méconnaître l'existence des liens historiques entre la France et les Comores, l'importance de la communauté française dans ces îles et également, et surtout l'intérêt attaché par les populations des îles à la francophonie. Il lui demande s'il compte remédier à ce regrettable état de fait et quelles sont les mesures qu'il compte prendre à court et à moyen terme à cet effet.
Réponse publiée le 3 avril 2000
Les deux établissements scolaires français dans l'archipel des Comores, l'école Henri-Matisse de Moroni et l'école française d'Anjouan (actuellement fermée en raison de la situation politique locale), sont conventionnés par l'agence pour l'enseignement français à l'étranger, établissement public placé sous la tutelle du ministère des affaires étrangères. A ce titre, il appartient à l'agence pour l'enseignement français à l'étranger chargée de la gestion administrative et financière des établissements scolaires français à l'étranger, de définir les moyens qui doivent être mis à la disposition des deux établissements scolaires mentionnés. Pour sa part, le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie apprécie, dans le cadre de la procédure d'homologation des établissements scolaires français à l'étranger, la conformité des enseignements dispensés, aux programmes, aux objectifs pédagogiques et aux règles d'organisation applicables, en France, aux établissements de l'enseignement public. Sur un plan plus général, seul le ministère des affaires étrangères est habilité à apprécier les moyens à mettre en place pour la communauté française locale et à juger de l'opportunité de développer le rayonnement linguistique et culturel de la France dans cet archipel.
Auteur : M. Pierre Lequiller
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politique extérieure
Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie
Ministère répondant : éducation nationale
Dates :
Question publiée le 17 janvier 2000
Réponse publiée le 3 avril 2000