Question écrite n° 40718 :
droits de succession

11e Législature

Question de : M. Claude Goasguen
Paris (14e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Claude Goasguen appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le niveau très élevé de l'imposition sur les droits de succession dans notre pays. En effet, dans le cas où le degré de parenté est élevé voire inexistant, les droits de mutation atteignent le niveau de 60 % des biens reçus. Même si un legs ou un héritage représente un cadeau pour le bénéficiaire, il semble anormal que l'Etat l'ampute dans une telle proportion. A titre d'exemple, cela équivaut à ce que dans un appartement de cinq pièces, trois en reviennent à l'Etat. Il lui demande s'il serait envisageable de remédier à cette situation en prévoyant le plafonnement des droits de succession à titre gratuit à 40 % des actifs reçus.

Réponse publiée le 28 février 2000

D'une manière générale, le tarif des droits de mutation à titre gratuit applicable à chaque part héréditaire est fonction du lien de parenté qui existe entre le défunt et l'héritier. Cela étant, afin de favoriser les transmissions anticipées de patrimoines, un nouvel allégement du régime fiscal applicable aux donations a été adopté dans le cadre de la loi de finances pour 1999. La réduction de droits a ainsi été portée respectivement à 50 % lorsque le donateur est âgé de moins de soixante-cinq ans et à 30 % lorsqu'il a soixante-cinq ans révolus et moins de soixante-quinze ans. En outre, les donations consenties par actes passés entre le 25 novembre 1998 et le 31 décembre 1999, par des donateurs âgés de soixante-quinze ans ou plus, bénéficient de la réduction de droits de 30 % applicable aux donations réalisées par des donateurs âgés de soixante-cinq ans révolus et de moins soixante-quinze ans. Ces dispositions, qui s'appliquent aux transmissions de biens en pleine propriété ou faisant l'objet d'un démembrement de propriété et quel que soit le lien de parenté entre le donateur et le donataire permettent d'ores et déjà d'alléger les droits au-delà de la mesure proposée.

Données clés

Auteur : M. Claude Goasguen

Type de question : Question écrite

Rubrique : Donations et successions

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 31 janvier 2000
Réponse publiée le 28 février 2000

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