Question écrite n° 44000 :
débits de tabac

11e Législature
Question renouvelée le 8 janvier 2001

Question de : M. François Cornut-Gentille
Haute-Marne (2e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. François Cornut-Gentille attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la situation des buralistes. Ces derniers assurent la vente du tabac dans le cadre d'un monopole confié à l'administration des douanes. Par ailleurs, l'Etat délègue aux débitants de tabac par traités de gérance des charges d'emploi telle que la vente de la vignette automobile et des timbres fiscaux. Or, la hausse des prix du tabac et la suppression des timbres fiscaux pour l'établissement de certains papiers d'identité ont entraîné une forte diminution des revenus des buralistes, d'autant plus que la remise brute sur le tabac n'a pas été modifiée depuis 1977. Aussi, compte tenu de tous ces éléments et de l'importance des bureaux de tabac dans l'animation commerciale de certains quartiers et de nombreuses communes rurales, il lui demande de bien vouloir préciser les mesures qu'envisage d'adopter le Gouvernement pour favoriser la situation commerciale des 34 000 buralistes de France.

Réponse publiée le 29 janvier 2001

Dès l'annonce de la suppression de la vignette pour les particuliers, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie et la secrétaire d'Etat au budget ont indiqué qu'un plan d'accompagnement serait mis en oeuvre en faveur des débitants de tabac pour tenir compte de cette situation. Plusieurs réunions de travail se sont tenues dans un excellent climat avec leurs représentants. Les discussions ont porté sur la définition d'une mesure permettant, au-delà de la seule suppression de la vignette, de conforter un secteur économique important dans le commerce de notre pays et de renforcer ce réseau de proximité très apprécié de nos concitoyens notamment dans les zones rurales. C'est ainsi que le 19 octobre 2000, en plein accord avec la profession, a été arrêté un dispositif entré en vigueur le 1er janvier 2001 et qui bénéficie à l'ensemble des buralistes tout en étant plus favorable aux plus petits d'entre eux. Leur rémunération pour la vente de cigarettes est améliorée par l'instauration d'une franchise sur la redevance qu'ils versent à l'Etat. Cette franchise s'applique au-dessous d'un certain seuil d'activité, qui passe de 850 000 francs de chiffre d'affaires en 2001 à un million de francs en 2004. Un tiers des buralistes seront ainsi exonérés de redevance, les deux autres tiers bénéficiant d'un allégement forfaitaire quel que soit leur niveau d'activité. Par ailleurs, les ministres ont souhaité qu'un dialogue s'instaure rapidement entre les buralistes et leurs fournisseurs pour résoudre les difficultés rencontrées en matière d'approvisionnement. Un groupe de travail s'est déjà réuni et plusieurs dispositions vont être prises très prochainement pour améliorer la gestion de leurs stocks. Un comité de suivi entre les buralistes et les fournisseurs sera mis en place, qui aura pour objet de suivre la bonne application de ces dispositions. La suppression de la vignette non seulement s'effectue dans de bonnes conditions pour les débitants de tabac, mais, plus généralement, a été l'occasion d'un réexamen d'ensemble de leur situation économique, à laquelle ont été apportées des réponses appropriées.

Données clés

Auteur : M. François Cornut-Gentille

Type de question : Question écrite

Rubrique : Commerce et artisanat

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Renouvellement : Question renouvelée le 8 janvier 2001

Dates :
Question publiée le 27 mars 2000
Réponse publiée le 29 janvier 2001

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