Afrique du Nord
Question de :
M. Bernard Deflesselles
Bouches-du-Rhône (9e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Bernard Deflesselles attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la défense, chargé des anciens combattants, sur le statut des anciens combattants faits prisonniers par le FLN, lors de la guerre d'Algérie. En raison de la récente loi n° 99-882 du 18 octobre 1999 reconnaissant l'expression « guerre d'Algérie » et se substituant à celle « d'opérations effectuées en Afrique du Nord », le statut des prisonniers ou des disparus se trouve profondément modifié. C'est pourquoi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les règles applicables aux personnes ayant été détenues dans des camps à régime sévère et plus particulièrement l'étendue du droit à réparation des préjudices aussi physiques que psychiques endurés par tous les combattants d'Afrique du Nord, prisonniers du FLN.
Réponse publiée le 26 juin 2000
Le secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants s'est intéressé particulièrement aux militaires ayant été capturés par l'armée algérienne de libération nationale durant la guerre d'Algérie. Le recensement qu'il a réalisé, avec le concours de la Commission des ex-prisonniers français d'Afrique du Nord de l'Union nationale des combattants, est encore incomplet mais va dépasser 150 cas. L'étude des témoignages recueillis auprès d'anciens captifs après leur libération montre une grande diversité de situations quant à la durée et aux conditions de la captivité. Il a paru légitime d'accorder à ces militaires le bénéfice des dispositions dérogatoires en matière de reconnaissance de l'imputabilité, applicables aux affections caractéristiques des conditions de vie en régime particulièrement sévère d'internement. Une mesure en ce sens a été adoptée par la loi de finances pour 2000. Il appartient aux personnes concernées qui présenteraient l'une ou plusieurs des affections visées par ces dispositions d'en demander le bénéfice auprès des services compétents. Par ailleurs, diverses études ont été engagées pour examiner dans quelles conditions cette captivité pourrait être mieux prise en compte aussi bien sur le plan de la reconnaissance que sur celui de la réparation.
Auteur : M. Bernard Deflesselles
Type de question : Question écrite
Rubrique : Anciens combattants et victimes de guerre
Ministère interrogé : anciens combattants
Ministère répondant : anciens combattants
Dates :
Question publiée le 27 mars 2000
Réponse publiée le 26 juin 2000