Question écrite n° 4675 :
emplois jeunes

11e Législature

Question de : M. Dominique Dord
Savoie (1re circonscription) - Union pour la démocratie française

M. Dominique Dord attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le problème de l'application des dispositifs emplois-jeunes au ministère de la justice. Le ministère de la justice est a priori exclu du bénéficie de ces mesures, comme peut l'être l'éducation nationale au titre de l'impossibilité pour les services de l'Etat autre que le ministère de l'intérieur, de bénéficier des dispositions prévues par la loi. Toutefois, les besoins en effectifs du ministère de la justice étant connus de tous, et au moins aussi importants que ceux de l'éducation nationale, il lui demande si un dispositif, comparable à celui de l'éducation nationale, est prévu, permettant au monde judiciaire de bénéficier de ces emplois-jeunes.

Réponse publiée le 12 janvier 1998

Le ministère de la justice bénéficie au titre du projet de loi de finances pour 1998, de 762 créations d'emplois. Par ailleurs, la loi du 16 octobre 1997 relative au développement d'activités pour l'emploi des jeunes a en effet prévu un dispositif de contrats de droit public pour le seul ministère de l'intérieur. En revanche, s'il est vrai que le décret n° 97-954 du 17 octobre 1997 relatif au développement d'activités pour l'emploi des jeunes a précisé les responsabilités des autorités académiques et des préfets dans la mise en oeuvre du dispositif pour les établissements d'enseignement, l'éducation nationale s'inscrit, comme la justice, dans le cadre général. Pour la justice, des opérations sont mises en place dans ce cadre, avec l'aide du secteur associatif et d'un certain nombre de collectivités territoriales. Ces opérations sont destinées notamment à la médiation, à l'aide à l'accès au droit, au soutien de publics plus fragiles, à l'accueil des familles de détenus ou à la protection des incapables majeurs. A ce titre 3 500 emplois pourront être créés. Trois premières conventions viennent d'être signées à cet effet entre le ministère de la justice et l'Institut national d'aide aux victimes (INAVEM), l'Association française de sauvegarde de l'enfance et l'adolescence (AFSEA) et le comité de liaison des associations de contrôle judiciaire (CLACJ).

Données clés

Auteur : M. Dominique Dord

Type de question : Question écrite

Rubrique : Emploi

Ministère interrogé : justice

Ministère répondant : justice

Dates :
Question publiée le 20 octobre 1997
Réponse publiée le 12 janvier 1998

partager