Question écrite n° 535 :
maîtres auxiliaires

11e Législature

Question de : M. Michel Bouvard
Savoie (3e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Michel Bouvard attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur le concours réservé mis en place pour les maîtres auxiliaires afin de donner une chance d'intégration à ceux-ci dans l'éducation nationale. Si l'objectif va dans le bon sens en permettant à ces maîtres auxiliaires qui travaillent depuis de nombreuses années dans l'éducation nationale d'obtenir leur titularisation, il constate à regret que les conditions d'accès au concours sont limitées. Il assure notamment l'exclusion des candidatures des maîtres auxiliaires qui n'ont pas de poste entre le 1er janvier et le 14 mai 1996. Or parmi ces maîtres auxiliaires dont certains enseignent depuis de nombreuses années, certains sont formés dans des disciplines où il n'y a plus d'appel aux maîtres auxiliaires ; dans ces conditions, ces personnes se trouvent doublement pénalisées. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de modifier les conditions d'accessibilité pour ces personnes.

Réponse publiée le 8 septembre 1997

Certaines mesures ont déjà été prises pour permettre, dès la rentrée scolaire 1997, l'amélioration de la situation des maîtres auxiliaires. Des instructions ont été données aux recteurs d'académie, le 18 juillet 1997, précisant les principes fondamentaux devant guider le traitement académique des dossiers des maître auxiliaires à la rentrée 1997, ainsi que les missions qui pourront être confiées à ces personnels. Le dispositif mis en place prévoit le réemploi, pour la durée de l'année scolaire 1997-1998, de tous les maîtres auxiliaires qui ont été employés au cours des années scolaires 1996-1997 et 1995-1996, sous réserve qu'ils aient donné satisfaction sur le plan pédagogique. Les missions qui leur seront confiées doivent bénéficier avant tout à l'élève dans le cadre pédagogique dans lequel il évolue et contribuer à sa formation. Les maîtres auxiliaires seront prioritairement affectés à des tâches de remplacement de longue, moyenne et courte durée de personnels de l'enseignement de second degré. Le cas échéant, ils pourront être affectés dans une discipline voisine de celle qu'ils enseignaient précédemment, être employés pour répondre aux besoins d'encadrement éducatif et se voir confier d'autres tâches apportant à l'enseignement des compléments et des enrichissements dans le cadre d'une mission d'assistance éducative. En complément à cette opération de réemploi, il a été décidé de poursuivre, en 1997-1998, la mise oeuvre des mesures inscrites au protocole du 21 juillet 1993 relatif à la résorption de l'auxiliariat : 1 000 allocations de première année d'IUFM leur sont réservées ainsi que des postes de surveillant d'externat et des congés formation. Les maîtres auxiliaires auront pour la session de 1998 la possibilité de s'inscrire, en vue de leur accès à un corps de personnels de l'enseignement du second degré, à la fois à l'un des trois concours externe, interne ou spécifique et, à la même session, au concours réservé mis en place par le titre Ier, article 1er, de la loi n° 96-1093 du 16 décembre 1996, relative à l'emploi dans la fonction publique et à diverses mesures d'ordre statutaire. Il convient de rappeler que, chaque année, environ 4 500 maîtres auxiliaires réussissent les concours du second degré. L'institution en 1997 d'un concours réservé aboutit à faire progresser sensiblement ce chiffre puisque 6 314 maîtres auxiliaires ont été, cette année, admis à l'ensemble des concours.

Données clés

Auteur : M. Michel Bouvard

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement secondaire : personnel

Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie

Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie

Dates :
Question publiée le 30 juin 1997
Réponse publiée le 8 septembre 1997

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