facturation
Question de :
M. Jean-Claude Lenoir
Orne (2e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants
M. Jean-Claude Lenoir appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les inconvénients du système actuel de facturation de l'eau potable. Les premiers mètres cubes sont beaucoup plus onéreux que les suivants. Il en résulte que le prix du litre d'eau est beaucoup plus élevé pour les abonnés qui consomment peu d'eau, ce qui pénalise les personnes en situation précaire. En outre, ce système de facturation dégressif n'incite guère à économiser l'eau. Il lui demande quelles dispositions le Gouvernement envisage de prendre en vue de remédier à ces inconvénients.
Réponse publiée le 9 avril 2001
L'article L. 214-15 du code de l'environnement, issu de la loi sur l'eau du 3 janvier 1992, dispose que la facture d'eau comprend un montant calculé en fonction du volume réellement consommé par l'abonné et peut, en outre, comprendre un montant calculé indépendamment de ce volume, compte tenu des charges fixes du service de distribution de l'eau et des caractéristiques du branchement. Dans ce cadre, les maires sont libres de définir les modalités de tarification. Le caractère linéaire, progressif ou dégressif du tarif applicable au mètre cube d'eau ne découle pas de loi mais du choix des communes, ou des groupements de coopération intercommunale. Les systèmes de tarification peuvent donc varier selon les collectivités. Afin que la part fixe du prix de l'eau n'atteigne pas des niveaux injustifiés, le Gouvernement envisage, dans le cadre du projet de loi sur l'eau en cours d'élaboration, de prendre des mesures visant à encadrer cette partie du prix, sans fragiliser la gestion du service public.
Auteur : M. Jean-Claude Lenoir
Type de question : Question écrite
Rubrique : Eau
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 29 janvier 2001
Réponse publiée le 9 avril 2001