Question écrite n° 57251 :
enseignement agricole

11e Législature

Question de : M. Alain Marleix
Cantal (2e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Alain Marleix appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'inquiétude des maisons familiales du Cantal quant aux nouvelles orientations annoncées par le ministère de l'agriculture lors de la réunion du 30 novembre 2000. En effet il semblerait que l'unité de l'enseignement agricole serait remise en question, par une opposition entre public et privé. La loi d'orientation agricole votée en 1999 avait déjà eu bien du mal à établir un équilibre. Or, les quatre composantes, enseignement public, enseignement privé confessionnel, enseignement associatif par alternance et enseignement professionnel ont tous concouru à la réussite de cet enseignement réputé innovant et adapté aux besoins du territoire. En conséquence, il lui demande de clarifier sa position concernant l'enseignement agricole afin de rassurer l'union des maisons rurales et familiales.

Réponse publiée le 5 mars 2001

Les représentants des enseignements agricoles privés, enseignement privé confessionnel, Maisons familiales rurales et Union nationale rurale d'éducation et de promotion, manifestent leur crainte de voir l'enseignement agricole remis en question suite à la séance du Conseil national de l'enseignement agricole du 30 novembre 2000. Ces craintes sont infondées puisque, lors de cette séance, la direction générale de l'enseignement et de la recherche du ministère de l'agriculture et de la pêche a présenté un dossier d'évolution des structures pédagogiques qui fait apparaître pour l'année 2001 un solde net de quarante-sept ouvertures de classes dans l'enseignement agricole public et de quarante-six ouvertures de classes dans l'enseignement agricole privé. D'autre part, le ministère de l'agriculture et de la pêche n'a pas l'intention de se séparer de certaines formations. En ce qui concerne les formations de niveau V, c'est-à-dire les 4e, 3e et les certificats d'aptitude professionnelle agricole (CAPA), ce sont trente-quatre classes nouvelles qui ouvriront à la rentrée 2001. Pour ce qui est de la filière « services », la direction générale de l'enseignement et de la recherche est associée à une réflexion générale sur le niveau CAP de ces formations, menée par le ministère délégué à l'enseignement professionnel. En attendant ses conclusions, la rénovation de ces formations entreprise dans l'enseignement agricole a été suspendue. Enfin, pour la période 1992-2000, la subvention de fonctionnement aux établissements privés a augmenté de 121 %. En 2001, ces crédits de fonctionnement s'élèvent à 1 600 millions de francs en augmentation de 21 millions de francs (soit + 1,33 %). Il n'y a donc aucune remise en question de l'enseignement privé de la part du ministère de l'agriculture et de la pêche.

Données clés

Auteur : M. Alain Marleix

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement privé

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 29 janvier 2001
Réponse publiée le 5 mars 2001

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