enseignement agricole
Question de :
M. Maurice Leroy
Loir-et-Cher (3e circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance
M. Maurice Leroy souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'avenir de l'enseignement agricole et l'inquiétude des différents intervenants et des représentants des maisons familiales rurales face à la volonté manifeste de la direction générale de l'enseignement agricole d'opposer enseignement public et privé, de vouloir supprimer certaines filières (classes de 4e et 3e filières services) ou d'en exclure les maisons familiales rurales pour certaines (bac technologique, BTS par exemple). L'originalité des quatre composantes de cet enseignement, public, confessionnel, associatif par alternance et professionnel assure une complémentarité qui a fait ses preuves et favorise les innovations pédagogiques pour répondre aux besoins différents des régions où elles sont implantées. Il demande au Gouvernement les mesures qu'il entend mettre en oeuvre pour relancer le dialogue entre ces différents acteurs et l'administration.
Réponse publiée le 23 avril 2001
Les représentants des enseignements agricoles privés, enseignement privé confessionnel, maisons familiales rurales et union nationale rurale d'éducation et de promotion manifestent leur crainte de voir l'enseignement agricole privé remis en question suite à la séance du Conseil national de l'enseignement agricole du 30 novembre 2000. Ces craintes sont infondées puisque, lors de cette séance, la direction générale de l'enseignement et de la recherche du ministère de l'agriculture et de la pêche a présenté un dossier d'évolution des structures pédagogiques qui fait apparaître pour l'année 2001 un solde net de quarante-sept ouvertures de classes dans l'enseignement agricole public et de quarante-six ouvertures de classes dans l'enseignement agricole privé. Par ailleurs, le ministère de l'agriculture et de la pêche n'a pas l'intention de se séparer de certaines formations. En ce qui concerne les formations de niveau V, c'est-à-dire les 4e, 3e et les certificats d'aptitude professionnelle agricole (CAPA), ce sont trente-quatre classes nouvelles qui ouvriront à la rentrée 2001. Pour ce qui est de la filière « services », la direction générale de l'enseignement et de la recherche est associée à une réflexion générale sur le niveau CAP de ces formations, menée par le ministère délégué à l'enseignement professionnel. En attendant ses conclusions, la rénovation de ces formations entreprise dans l'enseignement agricole a été suspendue. Enfin, pour la période 1992-2000, la subvention de fonctionnement aux établissements privés a augmenté de 121 %. En 2001, ces crédits de fonctionnement s'élèvent à 1 600 millions de francs, en augmentation de 21 millions de francs (soit + 1,33 %). Il n'y a donc aucune remise en question de l'enseignement privé de la part du ministère de l'agriculture et de la pêche.
Auteur : M. Maurice Leroy
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement privé
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 29 janvier 2001
Réponse publiée le 23 avril 2001