Question écrite n° 57832 :
sécurité

11e Législature

Question de : M. Claude Goasguen
Paris (14e circonscription) - Démocratie libérale et indépendants

M. Claude Goasguen appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les difficultés économiques que rencontrent les sociétés de sécurité privée depuis l'application de l'arrêté du 3 novembre 1995. En effet, cet arrêté, dont le but était de limiter le nombre d'alarmes intempestives générées par des installations réalisées par des entreprises peu qualifiées, a fixé, pour les bénéficiaires d'un numéro de téléphone réservé, des tarifs de redevance téléphonique particulièrement élevés par rapport à d'autres professions et donc susceptibles d'être préjudiciables à la survie des nombreuses entreprises exerçant dans ce secteur. Aussi il lui demande si le ministère ne pourrait pas examiner d'autres solutions, permettant de limiter les excès dans ce domaine, mais de ne pas pénaliser les sociétés qui respectent les normes en vigueur. - Question transmise à M. le ministre de l'intérieur.

Réponse publiée le 27 août 2001

L'honorable parlementaire appelle l'attention du Gouvernement sur les difficultés économiques qui résulteraient, pour les entreprises de surveillance à distance, du niveau des redevances qu'elles doivent acquitter pour appeler les services de police et de gendarmerie. L'une des finalités de la réglementation actuelle, résultant du décret n° 91-1206 du 26 novembre 1991 relatif aux activités de surveillance à distance et de l'arrêté du 3 novembre 1995 fixant les taux des redevances dues par les bénéficiaires d'un numéro de téléphone réservé exerçant des activités de surveillance à distance est de lutter contre les appels injustifiés des services en charge de la sécurité publique par les entreprises de surveillance à distance. Ces appels conduisent en effet les services de police ou de gendarmerrie à se déplacer sur les lieux télésurveillés sans justification, au détriment d'autres missions prioritaires. Soucieux de donner une définition claire de l'appel injustifié et de limiter le nombre de ces appels sans fondement, le Parlement a voté, dans le projet de loi relatif à la sécurité quotidienne qui a été examinée en nouvelle lecture par l'Assemblée nationale les 26 et 27 juin dernier, une disposition qui a reçu l'accord du Gouvernement, définissant l'appel injustifié et les obligations des entreprises pour procéder à la « levée de doute » et prévoyant, en cas d'appel injustifié, une sanction administrative d'un montant de 450 euros. Parallèlement, le Gouvernement, en concertation avec la profession, a entrepris la modification des textes réglementaires précités, afin d'une part, de les mettre en concordance avec les dispositions votées par le Parlement, sur l'appel injustifié, et, d'autre part, de réviser à la baisse le montant des redevances d'installation des lignes téléphoniques réservées et de fonctionnement annuel. Ces modifications réglementaires devraient être finalisées concomitamment au vote définitif, prévu à l'automne prochain, du projet de loi relatif à la sécurité quotidienne.

Données clés

Auteur : M. Claude Goasguen

Type de question : Question écrite

Rubrique : Services

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : intérieur

Dates :
Question publiée le 12 février 2001
Réponse publiée le 27 août 2001

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