dyslexie et dysphasie
Question de :
M. Alain Vidalies
Landes (1re circonscription) - Socialiste
M. Alain Vidalies souhaiterait avoir des précisions de la part de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur le devenir des dispositions concernant la lutte contre l'illettrisme prévues avant la dissolution de l'Assemblée nationale dans le projet de loi relatif au renforcement de la cohésion sociale. La lutte contre ce fléau social majeur est l'un des défis que notre pays doit relever en cette fin de siècle. Parmi les facteurs qui contribuent à sa permanence, la dyslexie et la dysphasie occupent une place quelque peu sous-estimée par les pouvoirs publics. En effet, selon des études récentes, ce sont environ 8 % de la population qui souffrent de troubles dyslexiques, la fréquence étant de 1 % pour la dysphasie. A la lecture on comprend aisément l'enjeu que représente la prise en compte des troubles générés par ces affections et la nécessité de la mise en oeuvre des méthodes d'apprentissage du langage oral et écrit particulièrement adaptées aux publics concernés. En conséquence, il souhaiterait savoir s'il entend faire figurer la mise en place de structures éducatives adaptées au titre des priorités du dispositif visant à lutter contre l'illettrisme dans notre pays.
Réponse publiée le 22 décembre 1997
Le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie réserve une attention toute particulière à la situation des enfants éprouvant des difficultés d'apprentissage du langage. Il a donc été décidé de renforcer en ce sens la mission de l'école maternelle. Une sensibilisation des maîtres dès l'école maternelle est développée afin de mieux appréhender, dès le plus jeune âge, les troubles des apprentissages. Par ailleurs, un certain nombre de mesures existe déjà. Les recommandations de la note de service du 25 janvier 1990 sont toujours en vigueur et la mise en place des cycles pluriannuels d'enseignement à l'école primaire a permis une prise en charge différenciée des élèves. A l'heure actuelle, ces enfants sont scolarisés en milieu ordinaire. Toutefois, ils bénéficient parallèlement d'aides particulières apportées par des maîtres spécialisés intervenant au sein de réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED). En matière de formation de ces personnels, deux options du certificat de spécialisation comprennent dans leur programme, pour le CAPSAIS option E la problématique des apprentissages et pour l'option G des informations sur le problème des dyslexies-dysorthographies. Le centre national d'études et de formation de Suresnes organise régulièrement des stages de formation destinés aux personnels concernés par la situation de ces enfants. Le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie attend avec intérêt les résultats des travaux du groupe d'experts mis récemment en place sur ce problème, à l'initiative d'une association avec la participation du centre technique national d'études et de recherches sur les handicaps et inadaptations (CTNERHI).
Auteur : M. Alain Vidalies
Type de question : Question écrite
Rubrique : Santé
Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie
Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie
Dates :
Question publiée le 10 novembre 1997
Réponse publiée le 22 décembre 1997