Question écrite n° 62639 :
Syrie

11e Législature

Question de : M. Rudy Salles
Alpes-Maritimes (3e circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance

M. Rudy Salles attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur l'opportunité de la visite prochaine à Paris du président syrien Bachar El Assad. En effet, les propos outranciers qu'il a tenus au sommet arabe d'Amman le 27 mars dernier, dénonçant Israël comme « une société plus raciste que le nazisme », n'augurent rien de bon sur les prises de position qu'il va défendre auprès de la diplomatie française. En conséquence, il lui demande d'annuler l'invitation faite par la France à ce chef d'Etat étranger.

Réponse publiée le 6 août 2001

La France avait réagi sans délai et avec fermeté aux propos tenus par le président syrien lors de la visite du pape à Damas. Très attachée à la paix et la stabilité au Proche-Orient, elle considère qu'il est de son devoir d'entretenir un dialogue avec l'ensemble des protagonistes. Compte tenu de l'influence de la République arabe syrienne sur la scène régionale, les entretiens qu'a eus le président Bashar el Assad avec les plus hautes autorités françaises se sont révélés utiles. Ils ont permis d'aborder dans le détail les récents développements de la situation régionale, qu'il s'agisse des territoires palestiniens, du Sud-Liban ou des relations syro-libanaises. Le Président de la République et le Premier ministre ont réaffirmé la nécessité de tout faire pour favoriser l'apaisement des tensions et la reprise du dialogue, en vue de parvenir à une paix juste et globale. Ils ont redit leur souhait que toutes les parties fassent preuve de leur sens des responsabilités pour éviter une escalade de la tension au Sud-Liban. Ils ont enfin rappelé leur attachement à l'indépendance, à l'intégrité et à la souveraineté du Liban. Les autorités françaises ont également saisi l'occasion de cette visite pour réaffirmer au président Assad leurs attentes et celles de l'Union européenne vis-à-vis de la Syrie, en matière d'ouverture économique et de respect des libertés publiques et de l'Etat de droit. Elles ont enfin réaffirmé leur disposition à se tenir aux côtés de la Syrie dans le processus de modernisation en cours et à accompagner celui-ci, dans la perspective de la conclusion de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Syrie.

Données clés

Auteur : M. Rudy Salles

Type de question : Question écrite

Rubrique : Politique extérieure

Ministère interrogé : affaires étrangères

Ministère répondant : affaires étrangères

Dates :
Question publiée le 25 juin 2001
Réponse publiée le 6 août 2001

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