Question écrite n° 63741 :
aléas thérapeutiques

11e Législature

Question de : M. Bruno Bourg-Broc
Marne (4e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Bruno Bourg-Broc demande à Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, de bien vouloir lui indiquer quel a été ces dernières années l'accroissement du nombre des affaires de responsabilité médicale portées devant les tribunaux français et de lui faire savoir si, à sa connaissance, une évolution dans les mêmes proportions est constatée dans les autres pays de l'Union européenne.

Réponse publiée le 22 avril 2002

La garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire que s'agissant de la responsabilité civile du corps médical, la nomenclature des affaires civiles utilisée par le dispositif statistique permanent du ministère de la justice (répertoire général civil) englobe les demandes en réparation de dommages causés par l'activité médicale ou para-médicale et les demandes d'indemnisation formées par des victimes de contaminations virales par voie transfusionnelle. Entre 1990 et 2000, les tribunaux de grande instance et d'instance ont été saisis d'un nombre croissant de demandes. Ce nombre a en effet été multiplié par quatre (5 000 en 2000, contre 1 242 en 1990). Les enquêtes complémentaires diligentées ont permis d'établir qu'une partie de ces demandes ont concerné les affaires liées à la contamination transfusionnelle, que ce soit par le virus de l'hépatite C ou par le VIH. Près des deux tiers de cette hausse sont imputables à l'augmentation des expertises ordonnées en référé. Le tableau suivant peut être adressé :

ANNÉES TOTAL TGI TI
Fond Référé Fond Référé
1990 1 242 571 503 155 13
1991 1 252 560 505 175 12
1 992 1 654 174 769 151 20
1993 2 349 966 1 166 211 6
1994 2 547 1 086 1 322 133 6
1995 2 993 1 142 1 700 148 3
1996 3 362 1 183 2 003 144 32
1997 3 670 1 396 2 151 117 6
1998 4 460 1 640 2 655 156 9
1999 4 640 1 756 2 702 177 5
2000 5 002 1 890 2 908 192 12
Source : ministère de la justice répertoire général civil
S'agissant de la responsabilité pénale, le casier judiciaire national, ne différencie pas, parmi les condamnations prononcées des chefs d'homicides, de blessures involontaires ou de non-assistance à personne en danger, celles relevant de la responsabilité pénale des médecins. En conséquence, aucun élément statistique n'est disponible. Enfin, le ministère de la justice ne disposer pas des renseignements demandés au niveau européen.

Données clés

Auteur : M. Bruno Bourg-Broc

Type de question : Question écrite

Rubrique : Santé

Ministère interrogé : justice

Ministère répondant : justice

Dates :
Question publiée le 9 juillet 2001
Réponse publiée le 22 avril 2002

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