Question écrite n° 63764 :
contrats de plan Etat-régions

11e Législature

Question de : M. Maurice Ligot
Maine-et-Loire (5e circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance

M. Maurice Ligot attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation sur des dysfonctionnements apparaissant dans l'exécution du contrat Plan-région Pays de la Loire 2000-2006, en ce qui concerne l'artisanat. Pour les sept années de ce contrat, l'Etat et la région étaient convenus d'abonder les projets de développement dans ce secteur à hauteur de 90 millions de francs au total, soit près de 13 millions par an. Or, et malgré les décisions prises en comité interministériel d'aménagement du territoire, pour les années 2000-2001, 50 % seulement des sommes sont parvenues à la délégation régionale au commerce et à l'artisanat, rendant difficiles les opérations ayant pour objectif le développement local. A l'heure où le Gouvernement envisagerait de présenter au Parlement un projet de loi d'orientation en faveur de l'artisanat, on ne peut que s'inquiéter de constater que des engagements déjà pris ne sont pas honorés depuis maintenant deux ans, ce qui ne peut qu'aggraver le financement du secteur des métiers, ainsi que celui des chambres des métiers. Il lui demande quelles mesures il compte mettre en oeuvre pour faire cesser ces dysfonctionnements et rattraper les retards constatés dans l'octroi des financements prévus.

Réponse publiée le 6 août 2001

La nouvelle génération des contrats Etat-région s'étend sur la période 2000-2006 pour la métropole et les DOM, de 2000 à 2004 pour les TOM à l'exception de la Polynésie pour laquelle le contrat prendra fin en 2003. Dans le cadre de la programmation financière établie par le Gouvernement, le volet « artisanat-commerce » de ces contrats fait l'objet d'un engagement de l'Etat à hauteur de 602,8 MF sur l'ensemble de la période contractuelle. A ce montant viennent s'ajouter 16 MF au titre des conventions de massifs et 1 MF dédié à la création d'un observatoire régional de l'équipement commercial en Ile-de-France. L'enveloppe financière 2000-2006 représente donc plus du double de celle affectée au titre de l'ancienne génération de contrats (264 MF). L'effort ainsi programmé illustre la volonté du Premier ministre de promouvoir le développement de l'artisanat et du commerce dans une logique d'aménagement durable du territoire, cette politique devant privilégier une meilleure cohésion économique, sociale et environnementale au service de l'emploi et de la croissance économique. Dans cette perspective, les crédits inscrits en lois de finances 2000 et 2001 au budget du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, soit 43 MF l'an passé puis 48 MF cette année, paraissent pouvoir répondre aux besoins engendrés par l'exécution des premières actions s'inscrivant dans la phase de démarrage de ces contrats. En effet, l'année 2000 a été marquée essentiellement par la signature des nouveaux contrats Etat-région. En réalité, 2001 constitue la première année d'application effective de la nouvelle génération de contrats. Cet exercice annuel, avec la fin du précédent, représente la véritable phase de lancement des programmes d'actions inscrits dans les contrats aujourd'hui en vigueur. Si les besoins financiers de cette phase de démarrage semblent moins importants que ceux qui seront générés par la montée en charge de l'exécution de ces contrats, il n'en demeure pas moins qu'une certaine inquiétude a pu se faire jour au regard des dotations allouées, exprimant la crainte de voir leur application se trouver bridée par une insuffisance de crédits. A cet égard, il apparaît clairement que, pour les exercices à venir, les crédits budgétaires mis à disposition des préfets de région devraient pouvoir traduire la montée en puissance des dispositifs contractualisés. Celle-ci doit pouvoir être accompagnée par l'Etat, dans les meilleures conditions possibles, grâce aux moyens financiers qui pourront être inscrits au budget du ministère par les prochaines lois de finances que le Parlement sera amené à voter d'ici l'échéance contractuelle de 2006. Il s'agit-là d'une préoccupation constante des ministres en charge de ces secteurs au sein du Gouvernement, laquelle s'avère largement partagée par de nombreux parlementaires mais également par un grand nombre de responsables économiques du commerce et de l'artisanat.

Données clés

Auteur : M. Maurice Ligot

Type de question : Question écrite

Rubrique : Aménagement du territoire

Ministère interrogé : PME, commerce, artisanat et consommation

Ministère répondant : PME, commerce, artisanat et consommation

Dates :
Question publiée le 9 juillet 2001
Réponse publiée le 6 août 2001

partager