Question écrite n° 63883 :
taxe professionnelle

11e Législature

Question de : M. Bernard Grasset
Charente-Maritime (2e circonscription) - Socialiste

M. Bernard Grasset attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les conséquences pour les médecins propharmaciens de l'addition du chiffre d'affaires réalisé sur la vente de médicament et des honoraires de médecine en matière de calcul de la taxe professionnelle. En effet, le chiffre d'affaires de la pharmacie correspond à l'acquisition et à la vente de médicaments, soit une marge bénéficiaire très inférieure au montant à déclarer. Il lui demande ses intentions quant à la possibilité de modifier cette base de calcul et la fonder sur la réelle marge bénéficiaire.

Réponse publiée le 29 octobre 2001

Aux termes de l'article 1467-2° du code général des impôts, les titulaires de bénéfices non commerciaux employant moins de salariés sont imposés à la taxe professionnelle en fonction de leurs recettes. Lorsqu'ils exercent dans les mêmes locaux une activité taxable dans les conditions de droit commun, ce qui est le cas des médecins vendant des médicaments, le régime d'imposition est celui de l'activité dominante, déterminée à partir des recettes procurées par chacune de ces catégories d'opération. Cette règle simplifie les obligations déclaratives des redevables. En tout état de cause, le plafonnement des cotisations de taxe professionnelle par rapport à la valeur ajoutée garantit les contribuables contre un prélèvement qui excéderait leurs capacités contributives.

Données clés

Auteur : M. Bernard Grasset

Type de question : Question écrite

Rubrique : Impôts locaux

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 16 juillet 2001
Réponse publiée le 29 octobre 2001

partager