ostéopathes
Question de :
M. Francis Hillmeyer
Haut-Rhin (6e circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance
M. Francis Hillmeyer * attire l'attention de M. le ministre délégué à la santé sur la situation des praticiens ostéopathes DOMROF (diplômés en ostéopathie, membres du registre des ostéopathes de France). En juillet 1999, il ordonnait la constitution d'un rapport sur les médecines non conventionnelles en vue d'une éventuelle reconnaissance. Alors que dans de nombreux pays européens l'ostéopathie est reconnue comme une pratique à part entière, la loi française la classe toujours hors la loi, exposant les praticiens à des poursuites judiciaires. Entre la qualité particulièrement exigeante de leur formation, la croissance du nombre de leurs patients, les résultats obtenus et, d'un autre côté, l'illégalité dans laquelle exercent les ostéopathes, le décalage est aujourd'hui beaucoup trop grand et réellement sans fondement. C'est pourquoi il lui demande si, dans le cadre dudit rapport sur les médecines non conventionnelles, il en est arrivé à des conclusions permettant une véritable reconnaissance dans notre pays de la pratique de l'ostéopathie.
Réponse publiée le 27 août 2001
Actuellement, aux termes de l'arrêté du 6 janvier 1962 fixant la liste des actes médicaux ne pouvant être pratiqués que par des médecins, les traitements dits d'ostéopathie sont réservés, en France, aux personnes titulaires du diplôme d'Etat de docteur en médecine. Un groupe de travail présidé par M. le professeur Guy Nicolas a été réuni afin d'établir un premier bilan de la situation démographique de cette profession et de mener une réflexion sur les formations dispensées. Des concertations sont maintenant en cours avec les professionnels concernés afin d'étudier les modalités de mise en oeuvre des principales conclusions du groupe de travail. Le ministre délégué à la santé ne manquera pas d'informer l'honorable parlementaire de l'avancement de ce dossier.
Auteur : M. Francis Hillmeyer
Type de question : Question écrite
Rubrique : Médecines parallèles
Ministère interrogé : santé
Ministère répondant : santé
Dates :
Question publiée le 16 juillet 2001
Réponse publiée le 27 août 2001