taxe d'apprentissage
Question de :
M. Dominique Paillé
Deux-Sèvres (4e circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance
Les difficultés croissantes qui pèsent sur le financement de l'apprentissage artisanal compromettent gravement l'équilibre financier des CFA. En effet, il serait souhaitable que des ressources suffisantes soient affectées au fonctionnement des CFA de la chambre des métiers, notamment par une plus juste répartition du produit de la taxe d'apprentissage. De plus, il faut que le minimum de ressources des CFA, prévu par le projet de loi de modernisation sociale, ne soit pas inférieur à 21 000 francs par an et par apprenti de niveau V. Enfin, il est nécessaire que ce minimum de ressources soit très sensiblement revalorisé, pour des formations de niveaux supérieurs et pour des durées plus importantes. C'est pourquoi, M. Dominique Paillé attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation et lui demande de prendre acte de l'urgence de la situation et de prendre les mesures financières nécessaires à la revalorisation des actions menées par la chambre des métiers.
Réponse publiée le 12 novembre 2001
La revendication des chambres de métiers relative au financement de l'apprentissage artisanal, prise en compte par le secrétariat d'Etat aux droits des femmes et à la formation professionnelle, est en cours d'expertise par les services du ministère de l'emploi et de la solidarité, dans le cadre d'une concertation interministérielle associant les représentants des régions et les chambres consulaires. Le projet de loi de modernisation sociale et ses décrets d'application visent à mieux faire apparaître les coûts de formation des centres de formation d'apprentis (CFA). Ils conforteront l'échelon régional dans son rôle de coordination et de négociation du montant des subventions, permettant ainsi d'assurer une meilleure péréquation des ressources entre les CFA. Le secrétariat d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et à la consommation veillera à ce que ces derniers disposent d'un niveau de ressources suffisant pour remplir dans de bonnes conditions leur mission de formation.
Auteur : M. Dominique Paillé
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impôts et taxes
Ministère interrogé : PME, commerce, artisanat et consommation
Ministère répondant : PME, commerce, artisanat et consommation
Dates :
Question publiée le 16 juillet 2001
Réponse publiée le 12 novembre 2001