personnel
Question de :
M. Jean-Yves Caullet
Yonne (2e circonscription) - Socialiste
M. Jean-Yves Caullet attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur la situation particulière des entreprises du secteur de l'hôtellerie restauration de plus de vingt salariés qui ont conclu des accords de réduction du temps de travail. En effet, en amenant l'horaire hebdomadaire de 43 à 39 heures, elles se trouvent exclues du bénéfice de la réduction de charges prévue par la loi. Aussi, il lui demande comment la spécificité de ce secteur peut être prise en compte afin d'y permettre le développement de la mise en oeuvre de la réduction du temps de travail.
Réponse publiée le 4 février 2002
L'honorable parlementaire a appelé l'attention de la ministre de l'emploi et de la solidarité sur la situation des entreprises de l'hôtellerie restauration de plus de 20 salariés qui ont conclu des accords de réduction du temps de travail ramenant la durée hebdomadaire de travail de 43 heures à 39 heures et qui se trouveraient exclues du bénéfice des aides à la réduction du temps de travail. S'agissant d'un secteur connaissant une durée effective du travail importante et régi par des dispositions particulières en la matière, les pouvoirs publics ont, dès la mise en oeuvre de la loi du 13 juin 1998, décidé de favoriser la réduction du temps de travail dans la profession. Ainsi les entreprises qui, partant d'une durée du travail initiale de 43 heures, ont, par accord d'entreprise, décidé de réduire cette durée de 4 heures à l'instar les entreprises des autres secteurs, tout en prenant des engagements spécifiques en matière d'emploi, se sont vues accorder le bénéfice de l'aide incitative prévue à l'article 3 de la loi du 13 juin 1998. Les entreprises qui s'étaient, avant l'entrée en vigueur de la loi, placées hors du champ d'application des dispositions spécifiques au secteur en matière de durée du travail en appliquant une durée du travail de 39 heures, ont pu bénéficier de cette aide dans les conditions de droit commun en diminuant la durée du travail d'au moins 10 % pour la fixer au plus à 35 heures. Le droit à l'allégement de cotisations sociales, mis en place par la loi du 19 janvier 2000 (article L. 241-13-1 du code de la sécurité sociale) et ouvert aux entreprises appliquant un accord collectif fixant la durée du travail à 35 heures hebdomadaires ou 1 600 heures sur l'année, a été ouvert, par l'article 14 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2001 du 23 décembre 2000, aux entreprises appliquant une durée considérée comme équivalente à la durée légale. L'article L. 212-4 du code du travail prévoit qu'une durée équivalente à la durée légale peut être instituée soit par décret après conclusion d'un accord de branche, soit d'un décret en Conseil d'Etat. La branche des hôtels, cafés, restaurant a conclu le 15 juin dernier un accord collectif de réduction du temps de travail qui prévoit à terme une durée collective hebdomadaire de travail de 35 heures dans l'ensemble du secteur. Cet accord a été étendu en décembre 2001. L'accord prévoit quatre échéanciers de réduction du temps de travail selon la taille et la situation de l'entreprise au regard de la durée du travail :
PÉRIODE | ENTREPRISES à 43 heures ou à 39 heures depuis la loi du 13-06-98 | ENTREPRISES à 39 heures avant la loi du 13-06-98 | ||
|---|---|---|---|---|
+ 20 sala- riés | 20 sala- riés et - | + 20 sala- riés | 20 sala- riés et - | |
| Durée | Durée | |||
| Du 01-01-02 au 31-12-02 | 39 | 41 | 37 | 39 |
| Du 01-01-03 au 31-12-03 | 38 | 41 | 36 | 39 |
| Du 01-01-04 au 31-12-04 | 37 | 39 | 35 | 37 |
| Du 01-01-05 au 31-12-05 | 35 | 39 | 35 | 37 |
| Du 01-01-06 au 31-12-06 | 35 | 37 | 35 | 35 |
| A compter du 01-01-07 | 35 | 35 | 35 | 35 |
Auteur : M. Jean-Yves Caullet
Type de question : Question écrite
Rubrique : Hôtellerie et restauration
Ministère interrogé : emploi et solidarité
Ministère répondant : emploi et solidarité
Signalement : Question signalée au Gouvernement le 28 janvier 2002
Dates :
Question publiée le 29 octobre 2001
Réponse publiée le 4 février 2002