Question écrite n° 838 :
équarrissage

11e Législature

Question de : M. Adrien Zeller
Bas-Rhin (7e circonscription) - Union pour la démocratie française

M. Adrien Zeller appelle l'attention de M. le secrétaire d'Etat au budget sur la situation des professionnels concernés par la taxe sur l'équarrissage. Ceux-ci se plaignent, d'une part, de la multiplicité des taxes auxquelles ils sont soumis, d'autre part des difficultés d'interprétation de l'instruction sur la récente taxe sur l'équarrissage. Il lui paraît qu'une simplification de ces taxes, qu'une meilleure lisibilité des instructions seraient de nature à favoriser le développement de PME à taille humaine et leur implantation dans des campagnes menacées de désertification. Il lui demande de lui faire connaître la position du Gouvernement sur ces suggestions.

Réponse publiée le 24 novembre 1997

La taxe sur les achats de viandes, codifiée à l'article 302 bis ZD du code général des impôts, est destinée à financer le service public de l'équarrissage. Elle est due par toute personne qui réalise des ventes au détail de viandes et d'autres produits. Toutefois, les entreprises dont le chiffre d'affaires de l'année civile prédédente est inférieur à 2 500 000 francs hors TVA en sont exonérées. Les artisans ne sont donc pas dans leur très grande majorité redevables de la taxe. De plus, il a été décidé de ne pas soumettre à la taxe les redevables dont les achats mensuels de produits imposables sont inférieurs à 20 000 francs hors TVA. Par ailleurs, il a paru possible d'admettre que lorsqu'une personne ne réalise pas exclusivement des ventes au détail, mais vend également à d'autres professionnels, à des restaurateurs ou à des collectivités, seuls ses achats de viandes et autres produits imposables donnant lieu à des ventes au détail soient retenus pour le calcul de la taxe. En revanche, il n'a pas été possible d'exclure du champ d'application de la taxe les achats destinés à la préparation de plats cuisinés à base de viande et/ou d'abats ni de considérer que le seuil d'exonération devait s'apprécier par activité. En effet, ces mesures, dont la mise en oeuvre serait complexe, devraient nécessairement être étendues à l'ensemble des redevables et auraient pour conséquence un relèvement des taux de la taxe. Cela étant, la perception de cette taxe ne doit pas conduite à alourdir inutilement les obligations comptables et déclaratives des redevables. Aussi, le Gouvernement étudie-t-il les mesures qui allègeraient les obligations fiscales des redevables.

Données clés

Auteur : M. Adrien Zeller

Type de question : Question écrite

Rubrique : Agroalimentaire

Ministère interrogé : budget

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 7 juillet 1997
Réponse publiée le 24 novembre 1997

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