Question écrite n° 39686 :
paiement des pensions

12e Législature

Question de : M. Bernard Madrelle
Gironde (11e circonscription) - Socialiste

M. Bernard Madrelle appelle l'attention de M. le ministre délégué à la coopération, au développement et à la francophonie sur les difficultés que rencontrent les Français pensionnés des caisses d'assurance vieillesse africaines, et particulièrement ceux qui dépendent de la Caisse nationale de sécurité sociale du Congo, pour percevoir leur dû. La récente déclaration du président de l'Union des retraités de la Caisse nationale de sécurité sociale, indiquant que le Gouvernement congolais avait réglé les pensions pour l'ensemble de l'année 2003, a suscité de vives réactions. En effet, cette mesure s'applique aux seuls retraités résidant au Congo, à l'exclusion de ceux qui ont regagné la France. S'estimant - à juste titre - lésés par cette manoeuvre discriminatoire, certains d'entre eux ont saisi le tribunal du travail de Pointe-Noire et obtenu un jugement condamnant la Caisse nationale de sécurité sociale du Congo à payer les arriérés de pensions ainsi que des dommages et intérêts. Il existe entre la France et le Congo des conventions bilatérales de sécurité sociale et des accords de réciprocité en matière judiciaire. Compte tenu de ces éléments, il lui demande d'examiner la possibilité d'établir une jurisprudence à partir de ce jugement et de tout mettre en oeuvre pour que ces personnes, victimes d'une véritable spoliation, soient rétablies dans leurs droits.

Réponse publiée le 13 juillet 2004

Le ministère des affaires étrangères est très attentif à la situation des ressortissants français pensionnés des caisses d'assurance vieillesse africaines, et notamment congolaise, qui rencontrent des difficultés à percevoir les sommes qui leur sont dues en raison de l'état souvent précaire des finances de ces organismes. Il évoque régulièrement cette question qui est une dimension incontournable de nos relations avec ces États étrangers à l'occasion des rencontres bilatérales. En outre, il intervient systématiquement sur place, par l'intermédiaire de nos ambassades et consulats, en faveur des personnes dont la situation lui a été signalée. Il a également été amené, récemment, à saisir les autorités congolaises en vue de l'exécution d'un jugement congolais qui a condamné, ainsi que le signale l'honorable parlementaire, la Caisse nationale de sécurité sociale à verser les pensions dues à l'un de nos compatriotes. Ces interventions, qu'elles visent à régulariser des situations individuelles ou, de manière plus globale à obtenir le respect des engagements conventionnels ou de décisions judiciaires, seront poursuivies auprès des autorités étrangères seules responsables, in fine, du service des prestations des pensions. Il est toutefois rappelé que la meilleure garantie pour les Français expatriés d'être protégés contre les défaillances de régimes étrangers de sécurité sociale est d'être couverts par le système français de protection sociale pendant la durée de leur activité à l'étranger. Cela passe soit par une demande de maintien au régime obligatoire dans le cadre d'un détachement, soit, de façon plus générale, par une demande d'adhésion à l'assurance volontaire vieillesse auprès de la Caisse des Français de l'étranger.

Données clés

Auteur : M. Bernard Madrelle

Type de question : Question écrite

Rubrique : Retraites : généralités

Ministère interrogé : coopération

Ministère répondant : coopération

Dates :
Question publiée le 18 mai 2004
Réponse publiée le 13 juillet 2004

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