Question de : M. Philippe Armand Martin
Marne (3e circonscription) - Les Républicains

M. Philippe Armand Martin attire l'attention de M. le ministre du redressement productif sur la distinction opérée entre la géothermie profonde qui relève du code minier et la géothermie de surface qui n'est pas soumise aux dispositions dudit code. Ainsi, des incertitudes juridiques pèsent, actuellement, sur la géothermie à très basse température, lesquelles sont susceptibles de nuire à son développement. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer sa position sur ce sujet.

Réponse publiée le 19 novembre 2013

La réglementation actuelle de la géothermie à très basse température, qui date de 1978 n'est plus cohérente avec d'autres dispositions plus récentes. Pour améliorer la lisibilité et simplifier la réglementation applicable à ce secteur d'activité, une réforme a été engagée. Elle s'appuie sur l'article 66 de la loi n° 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l'allégement des démarches administratives. Cette loi fournit à l'État les moyens législatifs nécessaires pour préciser les activités géothermiques qui relèvent ou non du code minier et simplifier les dispositions réglementaires applicables aux activités géothermiques à très basse température. Un projet de décret d'application de cette loi a été élaboré. Il a été soumis à la consultation du public sur le site internet du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie du 2 août au 15 septembre 2013. L'objectif est d'assurer un développement pérenne de la filière et permettre un déploiement accéléré d'installations géothermiques de qualité, tout en assurant la préservation de l'environnement et la sécurité des populations. Ce projet de décret a été élaboré à l'issue d'une concertation avec les différentes parties prenantes et les professionnels du secteur. La consultation a fait apparaitre une série de questions appelant des approfondissements. Il s'agit notamment des profondeurs auxquelles s'appliqueraient les différentes procédures, les puissances visées et les outils qui seront utilisés pour définir les zones où s'appliqueront les différentes procédures : déclaration souple, déclaration avec avis d'expert ou autorisation.

Données clés

Auteur : M. Philippe Armand Martin

Type de question : Question écrite

Rubrique : Mines et carrières

Ministère interrogé : Redressement productif

Ministère répondant : Écologie, développement durable et énergie

Renouvellement : Question renouvelée le 12 novembre 2013

Dates :
Question publiée le 30 avril 2013
Réponse publiée le 19 novembre 2013

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