Question écrite n° 27045 :
Agroalimentaire: Bretagne

8e Législature

Question de : M. Miossec Charles
- RPR

Reponse. - La Bretagne possede, deja, de nombreux atouts dans le domaine des biotechnologies, tant au niveau de la recherche, notamment INRA, que de la formation. S'agissant des recherches de base, le laboratoire de recherches de technologie laitiere de Rennes (25 chercheurs environ) s'interesse au genie microbiologique et aux applications des techniques a membrane au domaine des biotechnologies. La station d'amelioration des plantes de Rennes (plus de 20 chercheurs) etudie l'utilisation des biotechnologies dans le domaine de la genetique et de la selection des vegetaux. Par ailleurs, les applications des acquis en matiere de biotechnologie se retrouvent tant au niveau des techniques de la recherche que des resultats transferes au secteur economique dans pratiquement tous les domaines. Or la Bretagne dispose d'un des centres les plus etoffes et les plus diversifies du dispositif national de l'INRA Rappelons, outre les unites deja citees, les stations sur les especes bovines, porcines et piscicoles, la genetique animale, notamment les travaux sur la dinde, la technologie des fruits et legumes, la phytopathologie et la zoologie, l'agronomie et la science du sol. Le souci de transfert et de valorisation des resultats de la recherche est une priorite pour l'INRA, et la plupart des laboratoires cites travaillent deja en etroite cooperation avec d'autres partenaires scientifiques (universites, instituts techniques, ADRIA), mais aussi des partenaires economiques (industriels, organismes de developpement, cooperatives, groupements de producteurs). Si les recherches de bases, exigeantes en moyens ne peuvent, dans un contexte de rigueur budgetaire, etre disseminees sur l'ensemble du territoire, le volume et l'efficacite des transferts de technologie sont largement dependants du dynamisme des politiques regionales. Ainsi, dans le cadre du contrat de Plan Etat-region 1984-1988, la region Bretagne a passe avec l'INRA, une convention qui a permis notamment de doter le laboratoire de technologie laitiere d'un batiment neuf, d'etoffer le laboratoire de genetique animale, de soutenir avec le concours de l'association Bretagne Biotechnologie alimentaire, les travaux sur le genie genetique des bacteries lactiques, d'apporter un appui aux travaux menes par l'INRA, en liaison avec l'universite de Rennes sur la detection et l'etude des virus de nombreux vegetaux d'interet economique regional. D'autre part, un appui financier a ete apporte au groupement d'interet public « Genetique de la dinde » dans lequel l'INRA est charge des recherches « amont ». Enfin, un projet est a l'etude pour le developpement de biotechnologies appliquees dans le Nord-Finistere, a partir d'un eventail de techniques deja largement utilisees dans les unites INRA de Rennes, Ploudaniel, Plougoulm. Quant a l'enseignement agricole, les nouvelles technologies y tiennent une place importante. En effet, en Bretagne, ont ete ou seront mises en place des formations conduisant au brevet de technicien agricole (BTA), au baccalaureat professionnel, au brevet de technicien superieur agricole (BTSA), incluant tres directement les biotechnologies et l'agro-alimentaire dans leur enseignement, par exemple : brevet de technicien superieur agricole, option analyses agricoles biologiques et biotechnologie, centre de formation de Saint-Jacut-les-Pins (56) ; baccalaureat professionnel, section industrie agro-alimentaire et biotechnologie, lycee d'enseignement professionnel agricole de Pontivy (56) ; brevet de technicien superieur agricole, option industries agro-alimentaires, lycee agricole de Pontivy (56). D'autres formations (BTSA-BTA) ont integre les biotechnologies en rapport avec leur secteur d'activite, il s'agit des secteurs horticoles et aquacoles, des productions animales, des grandes cultures, dont les programmes ont ete renoves partiellement ou integralement. Les stages realises dans les entreprises et les centres de recherche permettent aux etudiants de mettre en pratique leurs connaissances dans ces domaines. D'autre part, plusieurs etablissements d'enseignement agricole prives et publics bretons ont orientes leurs formations vers l'agro-alimentaire et la commercialisation des produits agricoles et agro-alimentaires (ex. : lycee agricole de Pontivy (56), lycee agricole de Morlaix (29), lycee de la Lande-du-Breuil (35). Enfin, soulignons que le lycee d'enseignement professionnel agricole de Pontivy doit mettre en place le baccalaureat professionnel sur la base de contrats de qualification, assurant ainsi l'engagement de l'Etat au cote de celui des entreprises agro-alimentaires de la region bretonne. Dans le domaine des biotechnologies, comme dans beaucoup d'autres, la formalisation des engagements a moyens terme de l'Etat, de la region et des organismes de recherche constitue incontestablement une approche efficace pour valoriser au mieux la contribution de la recherche a la solution d'un certain nombre de problemes de l'agriculture regionale.

Réponse publiée le 4 janvier 1988

Reponse. - La Bretagne possede, deja, de nombreux atouts dans le domaine des biotechnologies, tant au niveau de la recherche, notamment INRA, que de la formation. S'agissant des recherches de base, le laboratoire de recherches de technologie laitiere de Rennes (25 chercheurs environ) s'interesse au genie microbiologique et aux applications des techniques a membrane au domaine des biotechnologies. La station d'amelioration des plantes de Rennes (plus de 20 chercheurs) etudie l'utilisation des biotechnologies dans le domaine de la genetique et de la selection des vegetaux. Par ailleurs, les applications des acquis en matiere de biotechnologie se retrouvent tant au niveau des techniques de la recherche que des resultats transferes au secteur economique dans pratiquement tous les domaines. Or la Bretagne dispose d'un des centres les plus etoffes et les plus diversifies du dispositif national de l'INRA Rappelons, outre les unites deja citees, les stations sur les especes bovines, porcines et piscicoles, la genetique animale, notamment les travaux sur la dinde, la technologie des fruits et legumes, la phytopathologie et la zoologie, l'agronomie et la science du sol. Le souci de transfert et de valorisation des resultats de la recherche est une priorite pour l'INRA, et la plupart des laboratoires cites travaillent deja en etroite cooperation avec d'autres partenaires scientifiques (universites, instituts techniques, ADRIA), mais aussi des partenaires economiques (industriels, organismes de developpement, cooperatives, groupements de producteurs). Si les recherches de bases, exigeantes en moyens ne peuvent, dans un contexte de rigueur budgetaire, etre disseminees sur l'ensemble du territoire, le volume et l'efficacite des transferts de technologie sont largement dependants du dynamisme des politiques regionales. Ainsi, dans le cadre du contrat de Plan Etat-region 1984-1988, la region Bretagne a passe avec l'INRA, une convention qui a permis notamment de doter le laboratoire de technologie laitiere d'un batiment neuf, d'etoffer le laboratoire de genetique animale, de soutenir avec le concours de l'association Bretagne Biotechnologie alimentaire, les travaux sur le genie genetique des bacteries lactiques, d'apporter un appui aux travaux menes par l'INRA, en liaison avec l'universite de Rennes sur la detection et l'etude des virus de nombreux vegetaux d'interet economique regional. D'autre part, un appui financier a ete apporte au groupement d'interet public « Genetique de la dinde » dans lequel l'INRA est charge des recherches « amont ». Enfin, un projet est a l'etude pour le developpement de biotechnologies appliquees dans le Nord-Finistere, a partir d'un eventail de techniques deja largement utilisees dans les unites INRA de Rennes, Ploudaniel, Plougoulm. Quant a l'enseignement agricole, les nouvelles technologies y tiennent une place importante. En effet, en Bretagne, ont ete ou seront mises en place des formations conduisant au brevet de technicien agricole (BTA), au baccalaureat professionnel, au brevet de technicien superieur agricole (BTSA), incluant tres directement les biotechnologies et l'agro-alimentaire dans leur enseignement, par exemple : brevet de technicien superieur agricole, option analyses agricoles biologiques et biotechnologie, centre de formation de Saint-Jacut-les-Pins (56) ; baccalaureat professionnel, section industrie agro-alimentaire et biotechnologie, lycee d'enseignement professionnel agricole de Pontivy (56) ; brevet de technicien superieur agricole, option industries agro-alimentaires, lycee agricole de Pontivy (56). D'autres formations (BTSA-BTA) ont integre les biotechnologies en rapport avec leur secteur d'activite, il s'agit des secteurs horticoles et aquacoles, des productions animales, des grandes cultures, dont les programmes ont ete renoves partiellement ou integralement. Les stages realises dans les entreprises et les centres de recherche permettent aux etudiants de mettre en pratique leurs connaissances dans ces domaines. D'autre part, plusieurs etablissements d'enseignement agricole prives et publics bretons ont orientes leurs formations vers l'agro-alimentaire et la commercialisation des produits agricoles et agro-alimentaires (ex. : lycee agricole de Pontivy (56), lycee agricole de Morlaix (29), lycee de la Lande-du-Breuil (35). Enfin, soulignons que le lycee d'enseignement professionnel agricole de Pontivy doit mettre en place le baccalaureat professionnel sur la base de contrats de qualification, assurant ainsi l'engagement de l'Etat au cote de celui des entreprises agro-alimentaires de la region bretonne. Dans le domaine des biotechnologies, comme dans beaucoup d'autres, la formalisation des engagements a moyens terme de l'Etat, de la region et des organismes de recherche constitue incontestablement une approche efficace pour valoriser au mieux la contribution de la recherche a la solution d'un certain nombre de problemes de l'agriculture regionale.

Données clés

Auteur : M. Miossec Charles

Type de question : Question écrite

Rubrique : Recherche

Ministère interrogé : agriculture

Ministère répondant : agriculture

Dates :
Question publiée le 22 juin 1987
Réponse publiée le 4 janvier 1988

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