Formation professionnelle
Question de :
M. de Broissia Louis
- Rassemblement pour la République
M Louis de Broissia attire l'attention de M le secretaire d'Etat aupres du ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle, charge de la formation professionnelle, sur la situation des salaries des cabinets d'architectes ayant suivi une formation professionnelle qualifiante et diplomante. Jusqu'en 1986, Promoca, association paritaire (college employes et employeurs) dispensait cette formation sous le controle du ministere de tutelle (urbanisme et logement). Promoca etait financee par la taxe parafiscale et faisait egalement partie de la convention collective nationale (CCN). En janvier 1986, environ 220 stagiaires etaient inscrits pour suivre un cursus de formation. Or apres de nombreuses difficultes, Promoca a ete liquidee en juillet 1987 et les stagiaires ont vu leur formation interrompue. Depuis, ils attendent la reconnaissance de leur formation 1986-1987, et sa reprise pour octobre 1988. En consequence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle est sa position sur ce probleme.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - La formation continue et la promotion sociale des collaborateurs d'architectes a ete assuree jusqu'en 1987 par Promoca, association paritaire de droit prive, dont le financement provenait essentiellement d'une taxe parafiscale assise sur les salaires et acquittee par les architectes employeurs. Cette taxe parafiscale n'a pas ete reconduite en 1987 et, par voie de consequence, Promoca a ete contrainte de cesser son activite en juillet 1987. La situation de tous les stagiaires dont la formation avait ete regulierement engagee par le conseil d'administration de Promoca avant le 31 decembre 1985 avec l'aval des pouvoirs publics a ete regularisee. Mais, posterieurement a cette date et apres avoir ete clairement informes des consequences de la cessation d'activite de Promoca, 159 stagiaires ont entrepris une formation assuree par certains formateurs de Promoca, sans approbation ni controle des pouvoirs publics. Bien que l'Etat ne soit pas responsable de la situation de ces 159 stagiaires, des mesures propres a chacun d'eux seront etudiees dans le cadre des dispositions reglementaires actuellement en vigueur en matiere d'enseignement de l'architecture. Si des solutions individuelles s'averaient legalement possibles, les interesses en seraient avertis personnellement. Quant au probleme general de la reconstitution d'une filiere de promotion sociale destinee aux collaborateurs d'architectes et aboutissant au diplome d'architecte DPLG, l'initiative a ete prise recemment de constituer un groupe de travail pour etudier la mise en place eventuelle dans les ecoles d'architecte d'un enseignement specifique, adapte a des personnes engagees dans une activite professionnelle. Ce groupe de travail n'a pas encore abouti a un projet de reforme definitif susceptible d'emporter l'adhesion de toutes les parties concernees. De nombreux obstacles a un accord de tous persistent en effet : prise en charge financiere ou non des formations, comptabilite des formations souhaitees par les maitres d'oeuvre et les collaborateurs d'architecte avec la directive europeenne de 1985 relative a la delivrance des diplomes d'architecte et qui impose des contraintes de contenu, de niveau et de duree de formation. Ces contraintes ne semblent pas etre actuellement acceptees par toutes les parties prenantes au debat.
Auteur : M. de Broissia Louis
Type de question : Question écrite
Rubrique : Architecture
Ministère interrogé : formation professionnelle
Ministère répondant : formation professionnelle
Date :
Question publiée le 25 juillet 1988