Question écrite n° 2161 :
Personnel : Ile-de-France

9e Législature

Question de : M. Germon Claude
- Socialiste

M Claude Germon attire l'attention de M le ministre de l'interieur sur le probleme suivant : depuis le 30 janvier 1979, tous les fonctionnaires de police affectes a Paris et en petite couronne percoivent une prime dite de « postes difficiles » de 1 000 francs par an, portee a 1 530 francs pour certains depuis le 1er janvier 1982. De plus, depuis le 1er aout 1986, les fonctionnaires de ce meme ressort touchent une prime de 500 francs par mois payable tous les six mois, ce qui fait que les policiers parisiens recoivent 7 000 francs de plus par an que leurs collegues de la grande couronne. Cette prime a ete allouee en raison de la penibilite des conditions de travail des fonctionnaires de police de la region parisienne ; cette penibilite n'est-elle pas indentique pour les policiers affectes dans les SGAP de Versailles (departements de la grande couronne : Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise) ? Il lui signale que cette difference de traitement aggrave les problemes d'affectations qui se posent dans les communes essonniennes et ne fait qu'en augmenter le deficit, les policiers demandant plutot leur affectation pour le SGAP de Paris.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Les personnels des services actifs de police percoivent une indemnite de sujetions speciales de police dont les taux, modifies et harmonises par un decret du 26 decembre 1975, varient en fonction du corps d'appartenance et de l'importance de la circonscription d'affectation. Le taux reduit de 10 p 100 s'applique aux directeurs des services actifs, le taux normal de 17 p 100 aux trois corps de personnels en civil, ainsi qu'aux commandants et officiers de paix et le taux majore de 20 a 21 p 100 aux autres fonctionnaires en tenue. Ainsi, a titre d'exemple, les grades et gardiens de la paix affectes a Paris, dans certains departements peripheriques, dans le departement du Nord et, plus generalement, dans les circonscriptions de police comptant une population superieure a 50 000 habitants ou encore exercant dans les compagnies republicaines de securite percoivent-ils une indemnite calculee sur la base de 21 p 100 de leurs emoluments, le taux de 20 p 100 s'appliquant aux personnels ayant une autre affectation. Seuls, les fonctionnaires actifs de police affectes dans le ressort territorial du secretariat general pour l'administration de la police (SGAP) de Paris et dans les aeroports de Roissy et Orly sont, depuis 1976, admis au benefice d'une majoration indemnitaire pour postes difficiles conformement a un arrete interministeriel de decembre 1975 pris en application du decret prementionne. Son montant maximal annuel fixe initialement a 900 francs varie depuis le 15 janvier 1986 de 1 615 a 2 150 francs. Beneficient de ce dernier taux les personnels relevant des corps des grades et gardiens et des enqueteurs, inspecteurs et officiers de paix n'ayant pas atteint une certaine anciennete dans le corps et les commissaires de police les plus recemment recrutes. En outre, depuis novembre 1986, ces memes agents qui beneficient de la majoration pour postes difficiles a l'un ou l'autre des taux pre-indiques ont droit a un complement d'un montant mensuel uniforme de 500 francs. Il convient d'observer que la limite geographique fixee pour ce complement est la meme que celle qui avait ete retenue lors de la mise en place de la majoration pour postes difficiles en 1975. Cette prime avait un double objet : tenir compte des servitudes professionnelles et conditions de logement liees a une affectation dans la capitale ou dans la petite couronne et inciter les policiers parisiens a ne pas demander leur mutation en province. Les raisons qui ont prevalu lors de la mise en place en 1975 de cette indemnite particuliere a Paris continuent a prevaloir et l'extension de son benefice a une nouvelle categorie d'ayants droit equivaudrait a la remettre en question dans sa justification de principe.

Données clés

Auteur : M. Germon Claude

Type de question : Question écrite

Rubrique : Police

Ministère interrogé : intérieur

Ministère répondant : intérieur

Date :
Question publiée le 5 septembre 1988

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