Politique et reglementation
Question de :
M. Blum Roland
- Union pour la démocratie française
M Roland Blum attire l'attention de M le secretaire charge de la prevention des risques technologiques et naturels majeurs sur le fait que depuis l'ete 1987 le quartier Griffeuille, a Arles, subit une invasion de termites dont l'importance a mis en exergue les lacunes du dispositif legislatif et reglementaire en ce qui concerne les mesures de prevention, d'une part, et les moyens de venir en aide aux sinistres, d'autre part. Non seulement aucune reglementation precise n'impose de traitements lors des constructions, mais encore la legislation ne prevoit, en cas de contamination, ni les modalites de traitement ni les procedes d'homologation des produits a utiliser. L'absence de textes officiels interdit aux personnes touchees par ce fleau d'obtenir une aide financiere quelconque. Or, dans le secteur contamine, les depenses supportees a la fois par les proprietaires et la commune sont de l'ordre de 500 000 F Ces depenses ne peuvent faire l'objet d'aucune subvention, excepte l'aide pour l'amelioration de l'habitat dont l'attribution est conditionnee par un plafond de ressources tellement bas que la plupart des familles ne peuvent en beneficier. Il importe donc de definir une veritable politique nationale a l'egard de tels fleaux et permettre aux proprietaires concernes l'obtention de dedommagements a l'instar de la legislation sur les catastrophes naturelles. Il lui demande quelles dispositions il envisage de prendre pour lutter efficacement contre ce fleau et remedier aux dommages qu'il engendre.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Au niveau du traitement des edifices deja atteints par les termites, des aides peuvent etre apportees, au plan national : aux proprietaires bailleurs, pour les logements construits avant 1948. Il s'agit de subventions de l'Agence nationale pour l'amelioration de l'habitat ; aux proprietaires occupants de logements construits depuis au moins vingt ans. Attribuees sous conditions de ressources, ces primes peuvent atteindre, en cas d'insalubrite, un montant de 17 500 francs, soit 50 p 100 d'une depense subventionnable plafonnee a 35 000 francs. Il est certain que, malgre leur montant non negligeable, ces aides, notamment en raison du plafond de ressources applicable a l'une d'entre elles, ne permettent pas de repondre, de maniere globale, au probleme pose. En revanche, dans la mesure ou l'Etat apporte ainsi une contribution financiere aux travaux realises par un certain nombre de proprietaires, differentes collectivites locales ont accepte de mettre en place un dispositif d'aides permettant de realiser une intervention globale sur les immeubles atteints. Ainsi, quelques departements ont elabore, en concertation avec les communes interessees qui apportent egalement leur participation, un regime de concours au profit des proprietaires des logements contamines. En ce qui concerne le quartier Griffeuille-en-Arles, une etude detaillee a ete engagee par les services de l'Etat en liaison avec ceux de la commune, pour evaluer les traitements et refections a effectuer, determiner quels immeubles pourront faire l'objet d'un concours financier de l'Etat compte tenu des criteres indiques precedemment, examiner avec les collectivites locales concernees, region, departement et commune, quels moyens de financement elles accepteraient de mettre en oeuvre pour assurer une intervention globale sur ce site. Par ailleurs, la direction departementale de l'equipement des Bouches-du-Rhone va lancer aupres de l'ensemble des professionnels concernes, constructeurs, notaires, gerants d'immeubles une action d'information et de sensibilisation au probleme des termites qui, pour parvenir a une prevention satisfaisante, doit etre pris en compte lors de la cession des immeubles ainsi qu'a l'occasion des constructions nouvelles et des travaux sur le bati ancien.
Auteur : M. Blum Roland
Type de question : Question écrite
Rubrique : Logement
Ministère interrogé : prévention des risques technologiques et naturels majeurs
Ministère répondant : prévention des risques technologiques et naturels majeurs
Date :
Question publiée le 12 septembre 1988