Question écrite n° 2465 :
Politique et reglementation

9e Législature

Question de : M. Pelchat Michel
- Union pour la démocratie française

M Michel Pelchat demande a M le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle de bien vouloir l'informer des mesures qu'il compte mettre en oeuvre pour remedier a l'inquietante remontee du chomage dans notre pays.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - L'evolution du chomage au cours des derniers mois est assez favorable ; le nombre de demandeurs d'emploi est, a la fin de decembre 1988, de 2 645 820 en donnees brutes, en baisse de 1,2 p 100 sur un an. En donnees corrigees des variations saisonnieres, il s'eleve a 2 543 100 soit une baisse de 1,2 p 100 par rapport a decembre 1987 ; enfin le taux de chomage s'etablit a 10,1 p 100 apres avoir ete de 10,3 p 100 a la fin decembre 1987. Cette evolution s'explique notamment par l'evolution des reprises d'emploi qui progressent de plus de 7,5 p 100 par an. Le nombre des offres d'emploi enregistrees de categorie 1, 2 et 3 augmente quant a lui de 20,5 p 100 en un an. Le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle tient a rappeler par ailleurs a l'honorable parlementaire que la lutte contre le chomage constitue la priorite de l'action du Gouvernement. Elle doit s'inscrire dans la duree car il s'agit d'adapter et non de bouleverser. Elle suppose la mobilisation des chefs d'entreprise, des salaries, de l'Etat et des collectivites locales et repose donc sur la concertation ; enfin elle ne saurait se limiter au traitement social du chomage et c'est pourquoi l'un des axes principaux du plan du 14 septembre 1988 est le renforcement des dispositifs devant favoriser la creation d'emplois et d'activite. Ce plan comporte trois grands volets : une amelioration des dispositifs existants visant a reformer les stages destines aux jeunes de 16 a 25 ans, a permettre aux jeunes TUC de beneficier d'une formation, a renover le dispositif des formations en alternance et enfin a mettre en place un programme specifique de prevention du chomage de longue duree ; une action en faveur du developpement local, de l'insertion et de la formation qui passe notamment par la stimulation de la creation d'activites (creation du FRILE et amenagements apportes a l'aide aux chomeurs createurs d'entreprises), par le developpement des dispositifs d'insertion de jeunes (extension du reseau des missions locales, programme de reclassement de 10 000 jeunes sans qualification, creation des entreprises intermediaires) et par un appui aux initiatives regionales en matiere d'emploi et de formation (augmentation du nombre d'ateliers pedagogiques personnalises, mise en place d'observatoires regionaux de l'emploi) ; un effort de modernisation des entreprises notamment dans la mise en place d'une gestion previsionnelle de l'emploi grace a l'extension des conventions de developpement de formation, la mise en oeuvre du credit d'impot-formation, le renforcement des moyens de l'ANACT et du FACT, le developpement des contrats d'etudes previsionnelles. A l'ensemble de ces mesures nouvelles qui represente un effort financier de plus de 3 milliards de francs, il convient d'ajouter la mise en oeuvre du credit formation qui, dans un premier temps, permettra aux jeunes les moins qualifies de beneficier d'actions d'insertion professionnelle longues et adaptees.

Données clés

Auteur : M. Pelchat Michel

Type de question : Question écrite

Rubrique : Emploi

Ministère interrogé : travail, emploi et formation professionnelle

Ministère répondant : travail, emploi et formation professionnelle

Date :
Question publiée le 19 septembre 1988

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