Question écrite n° 2751 :
Ovins

9e Législature

Question de : M. Lepercq Arnaud
- Rassemblement pour la République

M Arnaud Lepercq attire l'attention de M le ministre de l'agriculture et de la foret sur la situation delicate des agriculteurs et eleveurs ovins du departement de la Vienne. Les cours du mouton ne se sont pas redresses depuis le printemps et les exces d'eau de l'hiver et du printemps ont eu des consequences nefastes sur les recettes et sur la tresorerie des eleveurs. De leur cote, les Anglais touchent chaque semaine des complements de prix, accentuant ainsi les distorsions de concurrence. Aussi, il lui demande d'intervenir aupres de Bruxelles afin d'obtenir le versement rapide d'un acompte substantiel sur la prime compensatrice ovine.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Le reglement no 1837-80 du 27 juin 1980 portant organisation commune des marches de viandes ovine et caprine prevoit que les primes a la brebis et a la chevre doivent compenser annuellement la perte de revenu subie par les eleveurs d'ovins et de caprins resultant de la difference entre le prix de marche et le prix de base communautaire ; ce dernier prix etant considere comme le niveau de remuneration normale que les eleveurs peuvent attendre de la vente de leurs produits. Ce reglement prevoit en outre le versement d'un acompte en cours de campagne reserve aux eleveurs des zones defavorisees lorsque l'evolution previsible des prix permet d'estimer une perte de revenu. En application de ces dispositions, le Gouvernement francais a demande a la Commission des communautes europeennes, le 1er aout 1988, d'adopter d'urgence en comite de gestion les mesures permettant le paiement d'un acompte. Apres des demandes repetees du Gouvernement francais, la commission a propose le 23 septembre un acompte equivalant a 30 p 100 du montant previsible des primes payable dans les seules zones defavorisees. La modicite de l'acompte propose par rapport aux difficultes de tresorerie rencontrees par les eleveurs a conduit alors le Gouvernement francais a demander au Conseil des communautes europeennes l'autorisation de verser un acompte equivalant a 50 p 100 du montant previsible des primes a tous les eleveurs francais, qu'ils soient situes en zone defavorisee ou non defavorisee.

Données clés

Auteur : M. Lepercq Arnaud

Type de question : Question écrite

Rubrique : Elevage

Ministère interrogé : agriculture et forêt

Ministère répondant : agriculture et forêt

Date :
Question publiée le 19 septembre 1988

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