Enseignants
Question de :
M. Brard Jean-Pierre
- Communiste
M Jean-Pierre Brard attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre de l'education nationale, de la jeunesse et des sports, sur la situation particuliere dans laquelle les personnels charges de la familiarisation aux langues etangeres dans un certain nombre d'ecoles elementaires sont amenes a exercer cette activite d'eveil. Ceux-ci sont en effet payes par la commune du lieu de l'etablissement scolaire ou ils assurent leur enseignement, alors meme qu'ils dependent de l'education nationale pour tout ce qui releve du contenu et de l'exercice de l'activite pedagogique dont ils ont la responsabilite. En consequence, il lui demande : 1o s'il entend poursuivre la generalisation de ce type d'experience et, dans l'affirmative, de preciser les moyens qu'il compte mettre en oeuvre pour y parvenir sans contraindre les collectivites locales a en supporter le financement ; 2o quelles mesures il entend prendre pour permettre, dans l'immediat, la prise en charge des couts necessaires a ces pratiques (remunerations des enseignants, achat eventuel de manuels scolaires appropries).
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Les resultats d'une enquete nationale portant sur l'annee scolaire 1986-1987 montrent que, lorsqu'un enseignement precoce de langue vivante etrangere est organise dans une ecole, il est assure, en moyenne, dans a peine 5 p 100 des cas, par des intervenants remuneres par les collectivites locales. 10 p 100 des cours sont pris en charge par des benevoles, mais, pour l'essentiel (75 p 100 des cas), ce sont des instituteurs qui dispensent cet enseignement sur leur temps de service. L'organisation d'un tel enseignement peut, evidemment, varier selon le contexte local. Il convient de preciser que, actuellement, il s'agit d'experiences. En effet, cet enseignement n'est pas prevu dans les horaires et programmes officiels en vigueur. Aussi, lorsqu'il est organise pendant le temps scolaire, il est de la responsabilite de l'inspecteur d'academie, directeur des services departementaux de l'education, concerne, qui doit, notamment, donner son autorisation pour effectuer les amenagements d'horaires necessaires. Le ministre d'Etat a annonce son intention de mettre en place l'enseignement d'une langue vivante etrangere europeenne des l'ecole primaire. Une commission de reflexion vient d'etre constituee. Elle a pour mission de definir des finalites, objectifs et modalites de mise en oeuvre de cet enseignement ainsi que les conditions du deroulement d'une experimentation a caractere national a partir de la rentree scolaire 1989. Elle recherchera a associer tous les partenaires et en particulier les collectivites locales. Si cet enseignement devait se generaliser une fois la phase experimentale achevee, les conditions dans lesquelles il serait assure seront alors precisees.
Auteur : M. Brard Jean-Pierre
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement maternel et primaire : personnel
Ministère interrogé : éducation nationale, jeunesse et sports
Ministère répondant : éducation nationale, jeunesse et sports
Date :
Question publiée le 26 septembre 1988