Question écrite n° 3085 :
Indemnisation des victimes

9e Législature

Question de : M. Colombier Georges
- Union pour la démocratie française

M Georges Colombier appelle l'attention de M le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les consequences nefastes des mesures d'amnistie, pour les victimes qui ne peuvent pas entrer dans leur droit. Cette generosite pour les responsables d'infractions ou de delits, n'est pas de nature a rassurer les victimes qui le restent. Il souhaite connaitre son point de vue sur ce dossier crucial.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Les lois d'amnistie comportent traditionnellement des dispositions qui reservent les droits des tiers, et notamment des victimes. La loi d'amnistie du 20 juillet 1988 ne deroge pas a ces principes generaux. Ainsi, l'amnistie n'eteint pas l'action civile des victimes et en cas d'instance sur les interets civils, le dossier penal est verse aux debats et mis a la disposition des parties. Si la victime a porte son action devant la juridiction penale avant la publication de la loi, cette juridiction demeure competente pour statuer sur les interets civils. La generosite et la volonte d'apaisement que manifeste le legislateur par le vote d'une loi d'amnistie, n'impliquent donc nullement que soient meconnus les interets legitimes des victimes.

Données clés

Auteur : M. Colombier Georges

Type de question : Question écrite

Rubrique : Delinquance et criminalite

Ministère interrogé : justice

Ministère répondant : justice

Date :
Question publiée le 3 octobre 1988

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