Question écrite n° 321 :
Algerie

9e Législature

Question de : M. Montdargent Robert
- Communiste

M Robert Montdargent attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres sur la negociation qui s'est ouverte entre les autorites francaises et algeriennes a la rentree de septembre 1987 aux fins de retrocession a l'Algerie de certains etablissements scolaires de l'office universitaire et culturel francais en Algerie. Les eleves, les parents d'eleves et les personnels des etablissements concernes souhaiteraient que le calendrier de l'eventuel transfert de competence tienne compte des difficultes qu'entrainerait un changement dans la situation scolaire des eleves et dans la situation professionnelle des personnels. Ils insistent sur la necessite d'assurer, en tout etat de cause, la continuite educative pour tous les eleves actuellement scolarises dans les etablissements de l'OUCFA Il lui demande quelles initiatives ont ete prises par les autorites francaises pour repondre a ces preoccupations legitimes.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres, partage le souci de l'honorable parlementaire que soit dispense un enseignement de qualite tant aux enfants scolarises dans les etablissements francais en Algerie qu'a ceux algeriens ou binationaux franco-algeriens, qui ont du quitter le systeme scolaire francais et sont inscrits depuis la rentree scolaire dans l'ancien lycee Descartes. Pour les premiers, la modification de la carte scolaire n'a pas eu de reelles consequences. En effet, l'etablissement que les Algeriens ont mis a notre disposition, dans le cadre d'un accord sur le lycee Descartes, remplit toutes les conditions souhaitees : c'est un batiment moderne, remis a neuf, vaste et d'un seul tenant. La rentree scolaire, bien que legerement decalee, s'y est faite dans de bonnes conditions. Quant aux enfants binationaux, consideres comme algeriens en Algerie, au regard du droit algerien, l'honorable parlementaire doit savoir qu'il n'a pas ete possible de faire revenir la partie algerienne sur sa decision de leur interdire l'acces des etablissements francais. Parce que nous avions constamment a l'esprit l'interet de ces enfants, ainsi que de tous les jeunes algeriens qui ont du quitter le systeme scolaire francais, nous aidons nos partenaires algeriens a mettre en place une filiere d'enseignement internationale bilingue, dans l'ancien lycee Descartes ou ces enfants sont inscrits. Une soixantaine de professeurs y ont ete detaches a cet effet. Ils y dispensent avec leurs collegues algeriens un enseignement qui assure la continuite pedagogique indispensable qu'evoquait dans sa question l'honorable parlementaire. Il reste que certains de ces enfants ont prefere rester dans le systeme scolaire francais et sont donc rentres en France. Pour ceux-la, et leur famille, des moyens d'urgence ont ete tres rapidement mis en place. Ils leur ont permis de surmonter les difficultes auxquelles ils pouvaient se heurter a leur arrivee. Au-dela des mesures d'urgence qui ont ete arretees, des solutions sur le long terme, a la fois pratiques et justes, et qui repondent aux preoccupations de ces familles, sont actuellement recherchees.

Données clés

Auteur : M. Montdargent Robert

Type de question : Question écrite

Rubrique : Politique exterieure

Ministère interrogé : affaires étrangères

Ministère répondant : affaires étrangères

Date :
Question publiée le 4 juillet 1988

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