Question écrite n° 3308 :
Frais pharmaceutiques

9e Législature

Question de : M. Delhy Jacques
- Socialiste

M Jacques Delhy appelle l'attention de M le ministre de la solidarite, de la sante et de la protection sociale, porte-parole du Gouvernement, sur le probleme de la prise en charge par l'assurance maladie d'un medicament, la Levotonine, indiquee dans le traitement de formes rares d'epilepsie. Une centaine de personnes environ seraient concernees par ce probleme en France. Le laboratoire fabriquant le produit ayant refuse, apres l'autorisation de mise sur le marche delivree par vos services, le prix public propose, ce medicament est maintenant vendu au public sans remboursement de la securite sociale. D'apres le fabricant, cela represente pour les malades une charge financiere de 1 000 a 1 500 francs par mois. Compte tenu du caractere extremement limite des indications et du faible nombre de patients concernes par cette maladie rare, les risques de prescriptions abusives me semblent tout a fait minimes. En consequence, ne pense-t-il pas que ses services pourraient revoir leur position et accepter la prise en charge a 100 p 100 de ce medicament, au titre de l'assurance maladie, en assortissant, s'il le juge utile, cette prise en charge d'une stricte observance des indications, sous le controle des medecins-conseils ?

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - La specialite pharmaceutique Levotonine, des laboratoires Pan-Medica, a ete inscrite en fevrier 1983 sur la liste des specialites agreees a l'usage des collectivites et divers services publics. Compte tenu du petit nombre de malades justiciables de ce traitement, des risques de derapage de prescription du produit dans des indications ou son efficacite n'est pas reconnue, et du refus du laboratoire d'accepter les prix proposes par l'administration lors de l'inscription en 1983 pour une commercialisation en officine, il a ete juge preferable de ne pas inscrire la Levotonine sur la liste des specialites remboursables aux assures sociaux, et d'en limiter la distribution aux pharmacies hospitalieres, le produit etant dans ce cas rembourse ; il appartient alors aux medecins hospitaliers de prescrire ce traitement avant le retour des malades a leur domicile. Les laboratoires Pan-Medica ont neanmois tenu a commercialiser ce produit en officine, sans qu'il puisse dans ce cas donner lieu a remboursement.

Données clés

Auteur : M. Delhy Jacques

Type de question : Question écrite

Rubrique : Assurance maladie maternite : prestations

Ministère interrogé : solidarité,santé et protection sociale,porte-parole du gouvern

Ministère répondant : solidarité, de la santé et de la protection sociale

Date :
Question publiée le 3 octobre 1988

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