Participation patronale
Question de :
M. Dupilet Dominique
- Socialiste
M Dominique Dupilet appelle l'attention de M le ministre d'Etat, ministre de l'equipement et du logement, sur les consequences tres graves qu'aurait, sur la politique du logement social, une diminution ou une fiscalisation partielle du « 1 p 100 logement ». Cela reduirait les ressources des comites interprofessionnels du logement au moment ou les concours qu'ils apportent aux organismes constructeurs de logements sociaux, et en particulier aux HLM, s'averent de plus en plus necessaires. A terme, c'est l'equilibre global de ces organismes qui est menace ce qui, en outre, ne serait pas sans affecter l'activite et l'emploi dans le secteur du batiment. Par ailleurs, tout nouveau detournement de l'affectation d'une partie des versements des entreprises reviendrait a faire supporter a ces dernieres les depenses de solidarite nationale qui sont normalement a la charge de la collectivite, alors que ce versement etait jusqu'alors considere, non seulement comme un investissement economique et social des entreprises au benefice de leurs propres personnels, mais aussi comme une forme de salaire differe. En consequence, il lui demande de bien vouloir lui preciser la position de son ministere sur le sujet precite et la politique qu'il compte mener, en collaboration avec le ministere de l'economie, des finances et du budget, en matiere de logement social.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - La loi de finances pour 1989 en date du 23 decembre 1988 a ramene dans son article 86 le taux de la contribution des employeurs a l'effort de construction de 0,72 p 100 a 0,65 p 100. Parallelement, le taux de la contribution a la charge des employeurs occupant plus de neuf salaries instituee par la loi de finances pour 1986 au profit du fonds national d'aide au logement (FNAL) est porte de 0,13 p 100 a 0,20 p 100. Cette modification ne remet en cause ni l'equilibre financier du systeme du « 1 p 100 logement ¬, ni sa capacite d'investissement en faveur du logement des salaries. En effet, ce regime qui representait au 31 decembre 1988 un encours de prets superieur a 65 milliards de francs connait depuis plusieurs annees un developpement appreciable sous le double effet de l'evolution favorable de la masse salariale et de l'accroissement rapide des remboursements afferents aux prets anterieurement consentis et qui sont reutilises dans le financement du logement des salaries. Ainsi, la reduction progressives du taux de collecte intervenue ces dernieres annees n'a pas entame les possibilites d'investissement de la contribution patronale, conformement a la volonte permanente des pouvoirs publics, et ce mode original de financement a poursuivi dans des conditions satisfaisantes ses interventions en faveur du logement des salaries.
Auteur : M. Dupilet Dominique
Type de question : Question écrite
Rubrique : Logement
Ministère interrogé : équipement et logement
Ministère répondant : équipement, logement, transports et de la mer
Date :
Question publiée le 3 octobre 1988