Question écrite n° 365 :
Professions paramedicales

9e Législature

Question de : M. Bocquet Alain
- Communiste

M Alain Bocquet attire l'attention de M le ministre de la solidarite, de la sante et de la protection sociale, porte-parole du Gouvernement sur les ecoles d'infirmieres et d'infirmiers. Les difficultes financieres creees a ces etablissements par la diminution des subventions que l'Etat leur consacre ne leur permet plus de fournir la formation de qualite qu'exige aujourd'hui cette profession pourtant cruciale dans le dispositif de sante francais. En encourageant la fermeture pure et simple de certaines ecoles et de nouvelles reductions des quotas d'entree d'eleves admis en ecole annuellement, elles interdisent de former le nombre d'infirmieres et d'infirmiers necessaires pour l'exercice d'une medecine hospitaliere moderne. Cette situation n'est pas digne d'un grand Etat moderne. Il est urgent d'y remedier en augmentant immediatement les subventions destinees aux ecoles et en engageant avec les representants des personnels concernes et des ecoles une vaste concertation sur les mesures necessaires a une revalorisation de cette profession et de sa formation.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Il est indique a l'honorable parlementaire que les quotas d'entree dans les ecoles d'infirmieres sont fixes chaque annee par le ministre charge de la sante, apres avis de la commission des infirmieres du conseil superieur des professions paramedicales, compte tenu des besoins de la population et de la necessite de remedier aux inegalites geographiques, au vu de rapports etablis par chaque prefet de region. L'analyse de ces rapports et les resultats des enquetes statistiques effectuees par le ministere de la sante permettent d'observer que 13 663 diplomes d'Etat d'infirmiers et d'infirmieres ont ete delivres en 1986, ce qui represente une augmentation de 4,9 p 100 par rapport a l'annee 1983. Par ailleurs, pour la meme periode, les effectifs d'infirmiers diplomes d'Etat en activite sont passes de 220 559 a 233 313, ce qui represente une augmentation de 5,78 p 100. Il convient de noter enfin que le taux d'utilisation du diplome progresse legerement. Compte tenu de ces elements, il apparait qu'une situation de penurie d'infirmieres n'est pas a redouter et qu'en consequence le maintien des quotas d'entree dans les ecoles d'infirmieres decide pour l'annee scolaire 1988-1989 repond des maniere satisfaisante aux besoins sanitaires de la population. En ce qui concerne les subventions accordees aux ecoles d'infirmieres inscrites au chapitre 43-32, article 10, du budget de l'Etat, il convient de souligner que celles-ci, dans le cadre d'une gestion rigoureuse des credits budgetaires, ont neanmoins ete maintenues au meme niveau qu'en 1987.

Données clés

Auteur : M. Bocquet Alain

Type de question : Question écrite

Rubrique : Enseignement superieur

Ministère interrogé : solidarité,santé et protection sociale,porte-parole du gouvern

Ministère répondant : solidarité,santé et protection sociale,porte-parole du gouvern

Date :
Question publiée le 4 juillet 1988

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