Participation patronale
Question de :
M. Royer Jean
- Non-Inscrit
M Jean Royer attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre de l'equipement et du logement, sur les consequences graves que provoquerait une reduction significative du « 1 p 100 Logement », notamment pour la construction de HLM En effet, cet investissement des entreprises a ete regulierement reduit, passant de 1 p 100 en 1978 a 0,72 p 100 en 1988, et il serait ramene a 0,57 p 100 en 1989, soit une baisse de 36 p 100 sur les quatre dernieres annees. Dans le meme temps, le plafond de pret 1 p 100 Logement dont peut beneficier une famille moyenne avec un enfant a ete reevalue de 86 p 100. Il estime que cette derniere mesure est positive car elle accroit la solvabilite des accedants a la propriete, mais il remarque que l'evolution antinomique des recettes et des depenses ne peut eternellement se poursuivre. De plus, il observe que les charges des entreprises ne diminueront pas pour autant, puisqu'une partie de leur cotisation serait detournee au profit du FNAL pour financer l'APL Dans ces conditions, il demande si une reforme du systeme actuel qui aboutit a une concentration des aides sur la region parisienne ne serait pas plus judicieuse.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - La loi de finances pour 1989 en date du 23 decembre 1988 a ramene dans son article 86 le taux de la contribution des employeurs a l'effort de construction de 0,72 p 100 a 0,65 p 100. Parallelement, le taux de la contribution a la charge des employeurs occupant plus de neuf salaries instituee par la loi de finances pour 1986 au profit du fonds national d'aide au logement (FNAL) est porte de 0,13 p 100 a 0,20 p 100. Cette modification ne remet en cause ni l'equilibre financier du systeme du « 1 p 100 logement ¬, ni sa capacite d'investissement en faveur du logement des salaries. En effet, ce regime qui representait au 31 decembre 1988 un encours de prets superieur a 65 milliards de francs connait depuis plusieurs annees un developpement appreciable sous le double effet de l'evolution favorable de la masse salariale et de l'accroissement rapide des remboursements afferents aux prets anterieurement consentis et qui sont reutilises dans le financement du logement des salaries. Ainsi, la reduction progressives du taux de collecte intervenue ces dernieres annees n'a pas entame les possibilites d'investissement de la contribution patronale, conformement a la volonte permanente des pouvoirs publics, et ce mode original de financement a poursuivi dans des conditions satisfaisantes ses interventions en faveur du logement des salaries.
Auteur : M. Royer Jean
Type de question : Question écrite
Rubrique : Logement
Ministère interrogé : équipement et logement
Ministère répondant : équipement, logement, transports et de la mer
Date :
Question publiée le 10 octobre 1988