Controle technique des vehicules
Question de :
M. Lagorce Pierre
- Socialiste
M Pierre Lagorce appelle l'attention de M le secretaire d'Etat aupres du ministre des transports et de la mer, charge des transports routiers et fluviaux, sur l'importance que revet, en matiere d'insecurite routiere, le danger represente par le mauvais etat des vehicules. D'apres les enquetes de « Reagir » du ministere de l'equipement, 20 p 100 des accidents sont dus au mauvais etat du vehicule et on estime a 2 millions le nombre de voitures dangereuses. Or, la reglementation actuelle est insuffisante. En effet, seuls sont soumis a un controle technique les vehicules de plus de cinq ans qui font l'objet d'une mutation. Aucune reparation n'est exigee. Il lui demande s'il ne lui parait pas indispensable d'instaurer, comme dans les autres pays de la CEE, un controle regulier avec obligation de reparation. Facteur de lutte contre l'insecurite routiere, une telle mesure aurait, en outre, des effets positifs sur l'emploi dans les domaines de la reparation et de la construction automobile.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Le nombre de voitures de plus de cinq ans d'age est d'environ seize millions dont six millions de plus de dix ans. Les statistiques faites sur la base du controle technique instaure en 1985 montrent que l'etat technique de ce parc est relativement mauvais. Aussi le Gouvernement conscient des insuffisances resultant de la situation actuelle, et notamment celle relative a l'absence d'obligation de reparer a l'issue du controle, a-t-il decide, lors de la reunion du comite interministeriel de la securite routiere du 27 octobre 1988 de soumettre les voitures particulieres de plus de cinq ans a un controle technique periodique tous les trois ans avec obligation de reparation des principaux organes de securite. Pour les camionnettes soumises a une directive europeenne, le controle aura lieu tous les deux ans a partir de quatre ans d'age. Ce controle sera effectue dans des conditions garantissant l'independance des fonctions de controle par rapport a la reparation. Des formules de conventionnement entre l'Etat et les professionnels concernes seront etudiees en vue d'eviter d'eventuels exces tarifaires. Les operations de controle avec reparation obligatoire commenceront en 1990. Le ministre des transports et de la mer et le secretaire d'Etat charge des transports routiers et fluviaux, en concertation avec tous les ministres concernes et les differents partenaires socio-economiques, etabliront au cours de l'annee 1989 les textes reglementaires necessaires et definiront les modalites pratiques du controle, notamment en ce qui concerne l'indispensable progressivite de sa mise en oeuvre, lors de la periode transitoire initiale.
Auteur : M. Lagorce Pierre
Type de question : Question écrite
Rubrique : Circulation routiere
Ministère interrogé : transports routiers et fluviaux
Ministère répondant : transports routiers et fluviaux
Date :
Question publiée le 10 octobre 1988