Revenus mobiliers
Question de :
M. Geng Francis
- Union du Centre
M Francis Geng attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre de l'economie, des finances et du budget, sur la fiscalite relative aux valeurs mobilieres. En effet, dans le cadre d'operations financieres - augmentation du capital, emprunt obligatoire - certaines societes creent des bons de souscriptions qui offriront a leur titulaire de la possibilite de souscrire ulterieurement de nouveaux titres. L'operation originelle fixe la periode d'exercice des bons et le prix d'emission des titres qui seront alors emis. Ces bons se negocient en bourse jusqu'a la date limite d'exercice. Lorsque le marche n'evolue pas favorablement, les porteurs n'exercent pas leur droit. Ils enregistrent alors une perte egale au prix d'acquisition des bons. La legislation actuellement en vigueur ne precise pas si la perte subie dans l'hypothese du non-exercice des bons peut etre assimilee a une mois-value fiscale. Dans l'affirmative, cette moins-value doit etre appliquee sur l'exercice de l'echeance du bon ou sur l'exercice suivant. L'echeance se situe frequemment au 31 decembre. En consequence, il lui demande de bien vouloir lui preciser quelles sont les mesures susceptibles d'etre envisagees a cet egard.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Conformement aux dispositions de l'article 92 B du code general des impots, seules les cessions a titre onereux de valeurs mobilieres et de droits sociaux constituent des operations dont les resultats sont pris en consideration pour l'assiette de l'impot sur le revenu. Le non-exercice du droit attache a un bon de souscription d'action ne donnant pas lieu a cession de ce bon, la perte correspondante ne peut etre imputee sur les gains consecutifs a des operations imposables.
Auteur : M. Geng Francis
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impot sur le revenu
Ministère interrogé : économie, finances et budget
Ministère répondant : économie, finances et budget
Date :
Question publiée le 17 octobre 1988