Ble : Ardeche
Question de :
M. Alaize Jean-Marie
- Socialiste
M Jean-Marie Alaize appelle l'attention de M le ministre de l'agriculture et de la foret sur la decision du conseil des ministres de l'agriculture de la CEE, en session des 21 et 27 avril 1986, de restreindre le champ d'application de l'aide a la production de ble dur, a compter de la campagne 1986-1987, pour les zones de montagne et de colline situees hors des regions de programme Languedoc-Roussillon et Provence-Cote d'Azur. Par voie de consequence, depuis cette date, les producteurs de ble dur de l'Ardeche ne beneficient plus de l'aide communautaire, alors que leurs voisins du Gard, par exemple, continuent d'en beneficier. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures socio-structurelles venant en compensation de cette suppression, ont ete elaborees par la CEE : en effet, de telles mesures ont fait l'objet d'une annonce par un courrier du president de l'ONIC aux presidents des comites de cereales, en date du 9 septembre 1986 ; d'une mention dans une reponse du ministre de l'agriculture aux questions ecrites, en date du 5 janvier 1987 ; et, enfin, d'une decision de la part du Conseil europeen, a travers l'adoption, le 13 fevrier 1988, d'un compromis global relatif a la mise en oeuvre des stabilisateurs agricoles et des mesures socio-structurelles avec le retrait des terres, l'incitation a la cessation d'activite agricole et les aides au revenu.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - La necessite de concentrer la mise en oeuvre du soutien communautaire a l'agriculture sur les moyens de forte efficacite economique conduit a une utilisation plus restreinte de l'aide a l'hectare du froment dur : en France, seules les regions riveraines de la Mediterranee peuvent desormais en beneficier. Les autorites communautaires ont d'autre part decide un ensemble de mesures dites « socioculturelles » en faveur de l'agriculture des zones defavorisees, que viendront renforcer les programmes integres mediterraneens. Les difficultes de ces regions et les remedes qu'elles appellent ne doivent pas etre analyses par culture. Une recherche plus globale s'impose. C'est dans cet esprit que les mesures sociostructurelles et les programmes integres sont retenus : ils amelioreront de maniere plus fondamentale l'economie agricole des regions defavorisees que les primes au ble dur.
Auteur : M. Alaize Jean-Marie
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agro-alimentaire
Ministère interrogé : agriculture et forêt
Ministère répondant : agriculture et forêt
Date :
Question publiée le 17 octobre 1988