Question écrite n° 443 :
Algerie

9e Législature

Question de : M. Godfrain Jacques
- Rassemblement pour la République

M Jacques Godfrain rappelle a M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres qu'actuellement seul l'Etat algerien peut se porter acquereur de biens immobiliers mis en vente par des personnes de nationalite etrangere. En outre, en l'etat actuel de la reglementation des changes, les fonds en cause constitues posterieurement au 30 juin 1986 ne sont pas transferables hors d'Algerie. Il est evident que les dispositions ainsi rappelees causent un grave prejudice aux nationaux francais en ce qui concerne la vente de biens immobiliers qu'ils possedent en Algerie puisqu'ils ne peuvent trouver librement un acquereur susceptible de leur payer le juste prix ni transferer en France le produit de leur vente. Il lui demande quelles dispositions il envisage pour remedier a cette situation particulierement inequitable.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - L'accord sur les ventes des biens et les transferts d'avoirs conclu avec l'Algerie le 23 avril 1987 a apporte en faveur de nos compatriotes des assouplissements importants a la reglementation anterieure et une acceleration sensible des procedures de ventes. Progressive, son application donne globalement satisfaction. S'il est exact que l'Etat algerien peut seul se porter acquereur des biens immobiliers mis en vente, nos ressortissants peuvent toujours, lorsque le prix propose ne leur convient pas, retirer leur offre. Ils conservent en outre la possibilite de former des recours gracieux ou contentieux en cas de desaccord sur l'evaluation des biens qu'ils souhaitent ceder. Le transfert des fonds correspondant aux ventes est prevu sans formalite particuliere jusqu'au 31 decembre 1989, des lors qu'ont ete regles les impots et les taxes dus au Tresor algerien. Au-dela de cette date, l'accord du 23 avril 1987 stipule expressement que les ventes de biens demeureront possibles, meme si le regime des transferts n'est pas encore fixe. Un suivi attentif de cet accord est assure par le ministere des affaires etrangeres, qui intervient notamment pour lever les difficultes rencontrees par nos ressortissants au cours de sa mise en oeuvre.

Données clés

Auteur : M. Godfrain Jacques

Type de question : Question écrite

Rubrique : Politique exterieure

Ministère interrogé : affaires étrangères

Ministère répondant : affaires étrangères

Date :
Question publiée le 11 juillet 1988

partager