Question écrite n° 4567 :
Conditions d'attribution

9e Législature

Question de : Mme Dieulangard Marie-Madeleine
- Socialiste

Mme Marie-Madeleine Dieulangard attire l'attention de M le ministre de la solidarite, de la sante et de la protection sociale, porte-parole du Gouvernement, sur la situation des familles aux revenus modestes qui voient leurs allocations familiales supprimees des l'instant ou leurs enfants ont atteint l'age fixe par la loi sans tenir compte de la poursuite d'etudes universitaires par ceux-ci. Les depenses qu'entrainent ces etudes les conduisent souvent a renoncer a choisir cette voie, ce qui remet en cause le principe d'egalite des chances. Certains pays accordent cependant jusqu'a l'age de vingt-six ans le paiement des allocations en cas de poursuite d'etudes universitaires. Elle lui demande s'il envisage de semblables dispositions.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - L'age limite de versement des prestations familiales est fixe a 16 ans par le code de la securite sociale. Cette limite est portee a 17 ans dans le cas des enfants inactifs ou de ceux qui percoivent une remuneration inferieure a 55 p 100 du SMIC Elle est fixee a vingt ans notamment lorsque l'enfant poursuit des etudes ou est place en apprentissage ou en stage de formation professionnelle au sens du livre IX du code du travail a condition qu'il ne percoive pas une remuneration superieure au plafond mentionne ci-dessus. L'extension des limites d'age actuelles representerait un cout tres eleve. Le maintien actuel des prestations familiales entre 16 et 20 ans interesse plusieurs categories de jeunes (inactifs, etudiants, apprentis, etc). Prevoir l'extension de l'age limite au profit d'une seule d'entre elles est socialement difficile a envisager. Une telle mesure accroitrait les inegalites entre familles, selon que les enfants ont ete ou non a meme de poursuivre leurs etudes. Une extension des ages limites jusqu'a 25 ans au profit de l'ensemble des categories de jeunes entrainerait un surcout tres important, difficilement envisageable a l'heure actuelle. Les contraintes financieres imposent des choix du Gouvernement dans le domaine de la politique familiale. Compte-tenu de ces contraintes, le Gouvernement estime que le systeme des bourses et des oeuvres sociales de l'enseignement superieur est le plus adapte pour repondre aux besoins des familles dont les enfants poursuivent leurs etudes. Il faut rappeler enfin, que la legislation fiscale prevoit des dispositions particulieres en faveur des familles qui ont la charge de grands enfants.

Données clés

Auteur : Mme Dieulangard Marie-Madeleine

Type de question : Question écrite

Rubrique : Prestations familiales

Ministère interrogé : solidarité,santé et protection sociale,porte-parole du gouvern

Ministère répondant : famille

Date :
Question publiée le 24 octobre 1988

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