Question écrite n° 4939 :
Pensions de reversion

9e Législature

Question de : Mme Bouchardeau Huguette
- Socialiste

Mme Huguette Bouchardeau appelle l'attention de M le ministre de la defense sur le montant des pensions de reversion des veuves de gendarmes. En effet, les charges que doit supporter une veuve ne diminuent pas de moitie au deces du conjoint par le fait de l'existence de certaines depenses fixes qui sont aussi elevees pour une personne qu'elles l'etaient peu pour deux. De plus, de nombreuses epouses n'ont pu, pour differentes raisons, occuper un emploi et ne beneficient donc pas d'une retraite. Elle lui demande si une mesure qui porterait la pension de reversion des veuves (selon une augmentation qui pourrait etre de 3 p 100 par an a compter de 1989) a 66 p 100 des droits du mari defunt, au lieu du taux de 50 p 100 actuel, est envisageable.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Les avantages lies aux taux des pensions de reversion des veuves de militaires de carriere demeurent plus importantes que ceux du regime general de la securite sociale. Dans le regime general, la veuve ne peut percevoir sa pension qu'a l'age de cinquante -cinq ans et a condition que la totalite de ses revenus propres soit inferieure a un plafond annuel qui est actuellement de 59 820 francs. Cette pension represente, dans la limite d'un plafond, 52 p 100 d'une retraite elle-meme fixee a 50 p 100 du salaire d'activite. Ces restrictions ne sont pas opposables aux veuves de militaires de carriere qui percoivent au minimum 50 p 100 d'une pension pouvant atteindre 75 p 100, voire 80 p 100 du revenu d'activite. Les contraintes budgetaires ne permettent pas de modifier cette reglementation sur la reversion qui s'applique a l'ensemble des ressortissants du code de pensions civiles et militaires de retraite et releve donc de dispositions interministerielles. Toutefois, le montant de la pension de reversion pour les veuves de gendarmes sera, par suite de l'integration progressive de l'indemnite de sujetion speciale de police dans les pensions de retraite des ayants droit et des ayants cause, augmente de 20 p 100 entre 1984 et 1998. Par ailleurs, la pension de reversion des ayants cause des militaires de la gendarmerie tues dans des operations militaires a l'etranger, dans des operations de police ou dans un attentat, a ete portee a 100 p 100. Il n'en demeure pas moins que des aides exceptionnelles peuvent etre attribuees par les services de l'action sociale des armees lorsque la situation des personnes le justifie.

Données clés

Auteur : Mme Bouchardeau Huguette

Type de question : Question écrite

Rubrique : Retraites : fonctionnaires civils et militaires

Ministère interrogé : défense

Ministère répondant : défense

Date :
Question publiée le 31 octobre 1988

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