Beneficiaires
Question de :
M. Perrut Francisque
- Union pour la démocratie française
M Francis Perrut attire l'attention de M le ministre de l'agriculture et de la foret sur la necessite, pour la survie du tissu rural, de maintenir dans certains departements, notamment les zones defavorisees, les activites agricoles. Or le maintien de l'activite agricole, comme celui d'une vie rurale, implique le plus souvent pour les agriculteurs la recherche de ressources complementaires aux revenus tires de l'exploitation. La loi du 17 janvier 1986 a reconnu aux activites de tourisme ou de loisirs telles que : les gites ruraux, les chambres d'hotes ou le camping a la ferme, le caractere de prolongement de l'activite agricole. Il est vrai qu'elles constituent en effet une suite logique de la mise en valeur des terres et qu'elles permettent le maintien de l'emploi dans le secteur agricole. Les criteres d'affiliation aux differents regimes de protection sociale sont definis par des dispositions legales et, en ce qui concerne les activites agricoles et celles qui leur sont complementaires, par le decret du 4 janvier 1988. Ce dernier texte fixe a 35 p 100 du plafond de la securite sociale le montant des revenus que peuvent tirer les exploitants agricoles des activites de tourisme et de loisirs pour ne pas relever du regime des commercants et artisans. Or ce plafond apparait comme insuffisant et les agriculteurs souhaiteraient vivement le voir porte a une fois et demie le plafond precite. Aussi il lui demande si le plafond des revenus pourrait etre releve a 150 000 francs brut par an pour definir les criteres permettant une activite complementaire.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - Les problemes evoques par l'honorable parlementaire concernant la pluri-activite et plus particulierement l'exercice d'activites d'accueil touristique par les agriculteurs trouvent leur solution dans les mesures qui viennent d'etre prises. Conscient de ce que represente la pluri-activite comme facteur essentiel de developpement de la vitalite economique de certaines regions, notamment en montagne, mais egalement comme source de revenus souvent indispensable a de nombreux agriculteurs, le Gouvernement reconnait tout l'interet et le bien-fonde des mesures pouvant en faciliter l'exercice. Les dispositions de l'article 32 de la loi du 17 janvier 1986 et celles du decret du 4 janvier 1988 relatives au caractere agricole des activites d'accueil touristique developpees sur les exploitations agricoles, constituaient un progres en matiere sociale. Elles permettaient en effet aux agriculteurs exercant a titre accessoire une activite complementaire, touristique ou hoteliere, de relever du seul regime agricole des lors que le revenu retire d'une telle activite ne depassait pas un certain montant. Il est apparu, cependant, que ces assouplissements a la regle generale selon laquelle les personnes exercant simultanement plusieurs activites sont affiliees et cotisent aupres de chacun des regimes d'assurance maladie dont relevent ces activites, etaient insuffisants. C'est pourquoi la loi no 90-85 du 23 janvier 1990, complementaire a la loi d'adaptation agricole du 30 decembre 1988, comporte des dispositions favorisant l'exercice de la pluriactivite et visant notamment a remedier aux problemes que rencontraient les agriculteurs pratiquant des activites agro-touristiques et susceptibles de relever de deux regimes sociaux. Ainsi, l'une des mesures prevues dans ladite loi assimile-t-elle desormais les activites d'accueil touristique developpees sur l'exploitation a des activites agricoles, et permet aux agriculteurs exercant de telles activites de relever du seul regime agricole et de cotiser aupres de ce regime sur l'ensemble de leurs revenus, sans qu'il soit dorenavant necessaire d'apprecier l'importance relative de ces activites. Dans ces conditions, les dispositions du decret du 4 janvier 1988 prises pour determiner le caractere accessoire de l'activite touristique et limitant a 35 p 100 du plafond de la securite sociale le montant des revenus tires de cette activite pour qu'elle puisse etre consideree comme non salariee agricole sont devenues sans objet. La mesure ainsi adoptee permet aux agriculteurs de diversifier leur activite tout en simplifiant les formalites imposees.
Auteur : M. Perrut Francisque
Type de question : Question écrite
Rubrique : Mutualite sociale agricole
Ministère interrogé : agriculture et forêt
Ministère répondant : agriculture et forêt
Date :
Question publiée le 31 octobre 1988