Question écrite n° 4975 :
URSS

9e Législature

Question de : M. Delalande Jean-Pierre
- Rassemblement pour la République

M Jean-Pierre Delalande appelle l'attention de M le ministre d'Etat, ministre des affaires etrangeres, sur le contentieux franco-sovietique, relatif aux emprunts russes contractes avant la revolution bolchevique de 1917. Un grand nombre de nos compatriotes qui avaient souscrit a ces emprunts se sont emus a l'annonce faite tout recemment par la presse d'un credit de 12 milliards de francs qui serait consenti a l'Union sovietique par un consortium bancaire dont le Credit lyonnais serait le chef de file, credit dont les modalites doivent etre definies a l'occasion du voyage en Union sovietique de M Yves Haberer, president de la banque francaise, qui doit avoir lieu au cours de la premiere quinzaine du mois de novembre 1988. M le President de la Republique devant se rendre egalement en Union sovietique a la fin du mois de novembre prochain, il lui demande si le moment ne lui parait pas opportun de rappeler au gouvernement sovietique le probleme du reglement de sa dette et le remercie de bien vouloir lui indiquer s'il pense que nos compatriotes ayant souscrit aux emprunts russes, il y a plus de soixante-dix ans maintenant, peuvent esperer un reglement de cette affaire dans des delais raisonnables.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - L'honorable parlementaire a bien voulu appeler l'attention du Gouvernement sur le probleme de l'indemnisation des porteurs de titres russes anterieurement a la revolution. La signature de l'accord intervenu le 15 aout 1986 entre la Grande-Bretagne et l'Union Sovietique a constitue un fait nouveau, signe d'une approche sovietique plus pragmatique. Les autorites sovietiques se refusaient en effet, jusqu'ici, a reconnaitre les dettes contractees par le regime tsariste et opposaient une fin de non-recevoir aux demandes presentees a ce sujet. Cependant, la situation du contentieux franco-sovietique est beaucoup plus difficile que celle des arrieres britanniques, d'une ampleur moindre et s'inscrivant dans un contexte different. Comme le sait l'honorable parlementaire, le Gouvernement a soutenu, d'une maniere constante, les interets de nos compatriotes et n'a cesse de demander aux Sovietiques l'ouverture de negociations. Nous venons de rappeler aux autorites sovietiques notre souhait de trouver une solution favorable aux porteurs francais. La volonte d'approfondir et de developper les echanges et la cooperation franco-sovietiques qui existe et s'exprime de part et d'autre conduit tout naturellement a ce que ce dossier puisse a nouveau etre evoque dans les instances bilaterales appropriees. La France continuera donc a saisir toutes les occasions favorables pour qu'une issue heureuse puisse etre trouvee a ce contentieux.

Données clés

Auteur : M. Delalande Jean-Pierre

Type de question : Question écrite

Rubrique : Politique exterieure

Ministère interrogé : affaires étrangères

Ministère répondant : affaires étrangères

Date :
Question publiée le 31 octobre 1988

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