Question écrite n° 507 :
Cotisations

9e Législature

Question de : M. Schreiner Bernard
- Socialiste

M Bernard Schreiner (Yvelines) signale a M le ministre de la solidarite, de la sante et de la protection sociale, porte-parole du Gouvernement que, par une lettre ministerielle du 17 avril 1985, completee par une circulaire ACOSS no 86-17 du 14 fevrier 1986, l'administration admettait qu'a cote des secours consentis par les comites d'entreprise, soient egalement exclues de l'assiette des cotisations, les prestations se rattachant directement aux activites sociales et culturelles du comite d'entreprise. La Cour de cassation, dans un jugement rendu le 11 mai 1988, rappelle qu'une instruction ministerielle ne vaut que sous reserve de l'interpretation souveraine des tribunaux et n'a donc pas force obligatoire. Par son jugement, la Cour de cassation n'admet aucune tolerance : hormis les secours, toutes les autres prestations servies par le comite d'entreprise donnent lieu a cotisations. Cette approche jurisprudentielle de l'action sociale et culturelle menee par les comites d'entreprise penalise fortement leur action, en particulier en direction des salaries les plus faibles de l'entreprise. Il demande quelles dispositions il entend mettre en place pour que les prestations servies par les comites d'entreprise soient exemptes de cotisations sociales.

Réponse du Gouvernement :

Reponse. - Par lettre ministerielle du 17 avril 1985, completee par une circulaire ACOSS no 86-17 du 14 fevrier 1986 etaient definis, a l'attention des URSSAF et des entreprises, les avantages servis par le comite d'entreprise entrant dans l'assiette des cotisations de securite sociale, et ceux exclus de ce champ. L'interpretation ministerielle, reposant sur la distinction entre les avantages se rattachant directement aux activites sociales et culturelles du comite et les autres, a permis de clarifier une situation complexe et de mettre fin a de nombreux litiges. Comme le rappelle la Cour de cassation dans plusieurs arrets en date du 11 mai 1988, il s'agit d'une tolerance qui doit continuer a s'appliquer dans les conditions definies en 1985 et 1986.

Données clés

Auteur : M. Schreiner Bernard

Type de question : Question écrite

Rubrique : Securite sociale

Ministère interrogé : solidarité,santé et protection sociale,porte-parole du gouvern

Ministère répondant : solidarité,santé et protection sociale,porte-parole du gouvern

Date :
Question publiée le 11 juillet 1988

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