Fonctionnement : Hauts-de-Seine
Question de :
M. Brunhes Jacques
- Communiste
M Jacques Brunhes attire l'attention de M le ministre d'Etat, ministre de l'education nationale, de la jeunesse et des sports, sur les conditions de scolarisation dans l'ecole maternelle et primaire Anatole-France, a Gennevilliers. Dans une ville comme Gennevilliers, ou 48 p 100 des menages fiscaux ne sont pas assujettis a l'impot sur le revenu parce que leurs ressources sont trop modestes, les difficultes economiques et sociales vecues par les familles ont un retentissement direct sur la reussite scolaire des enfants. Des mesures particulieres doivent donc y etre prises pour combattre l'echec scolaire. Or, depuis huit ans, l'ecole primaire Anatole-France, qui accueille 70 p 100 d'enfants appartenant a quartoze nationalites differentes, accuse une augmentation de ses effectifs moyens d'eleves par classe. Une telle situation remet en cause l'importance des efforts fournis par les equipes pedagogiques, les differents partenaires de l'ecole, pour combattre l'echec scolaire dans ce quartier. Au moment ou le Gouvernement declare dans ses objectifs prioritaires l'education nationale, cette ecole voit ses conditions d'enseignement se degrader par rapport a la rentree 1987-1988. Depuis la rentree, parents et enseignants, avec le soutien de la municipalite, occupent l'ecole et developpent de multiples actions pour que soit reaffecte le poste d'enseignant supplementaire, attribue en 1982 et supprime cette annee a l'ecole primaire. Dans les sections maternelles de l'ecole Anatole-France de nombreux enfants de deux et trois ans sont sur des listes d'attente, alors que chacun reconnait l'importance de la scolarisation en maternelle pour la reussite scolaire future de l'enfant. Il lui demande donc quelles mesures il compte prendre pour reaffecter le poste supprime a l'ecole primaire Anatole-France, pour permettre l'accueil, dans de bonnes conditions, des enfants a l'ecole maternelle et s'il envisage de reconnaitre l'ecole Anatole-France comme zone d'education prioritaire au regard de la situation particuliere du quartier.
Réponse du Gouvernement :
Reponse. - L'ecole Anatole-France beneficiait en effet, l'an dernier, de l'apport d'un poste qui avait ete affecte provisoirement a cet etablissement. Ce poste n'a pas ete maintenu compte tenu des priorites departementales. En revanche, la directrice de cette ecole a neuf classes beneficie, cette annee, d'une decharge de service complete, ce qui est important et ameliore considerablement les conditions d'enseignement. Ces mesures ont ete prises par l'inspecteur d'academie, directeur des services departementaux de l'education, qui elabore le projet de rentree en fonction des moyens dont il dispose. C'est donc l'inspecteur d'academie des Hauts-de-Seine, auquel le texte de la question ecrite est transmis, qui donnera a M Jacques Brunhes toutes explications utiles sur les mesures qu'il a ete amene a prendre, notamment sur le classement en zone d'education prioritaire qui releve egalement de sa responsabilite. En ce qui concerne la prescolarisation, on observe que les enfants de trois ans sont scolarises sans entrainer de surcharge excessive, sauf dans les ecoles de certaines communes des Hauts-de-Seine ou les directrices ont maintenu la limitation de l'accueil a vingt-cinq eleves. Quant a la scolarisation des enfants de deux ans, elle constitue un objectif important qui ne doit cependant pas faire oublier d'autres priorites fondamentales comme celles qui visent a creer l'environnement qualitatif necessaire a la reussite des enfants.
Auteur : M. Brunhes Jacques
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement maternel et primaire
Ministère interrogé : éducation nationale, jeunesse et sports
Ministère répondant : éducation nationale, jeunesse et sports
Date :
Question publiée le 14 novembre 1988